Jules Dujols, élève de l'école Adour Aficion, avait le rôle ingrat mais instructif d'intervenir à la fin de chaque lidia après avoir pu cependant tirer profit du travail de qualité d'El Rafi.
lundi 26 mai 2025
Tienta à Roquefort
Jules Dujols, élève de l'école Adour Aficion, avait le rôle ingrat mais instructif d'intervenir à la fin de chaque lidia après avoir pu cependant tirer profit du travail de qualité d'El Rafi.
lundi 5 août 2024
Roquefort : novillada de Valverde pour le 15 août
lundi 5 février 2024
Croquis de la fête taurine (poèmes 10)
mercredi 24 janvier 2024
Deux bibles (pour mieux connaître les élevages)
mercredi 24 mai 2023
Madrid, vendredi 19 mai
mercredi 29 mars 2023
Alejandro Fermin en torero
lundi 13 mars 2023
La foi d'Isaac Fonseca
jeudi 8 décembre 2022
Bilan 2022
aussi trouver des moyens pour aider les novilladas avec ou sans picadors, sous peine de disparition de ce qui constitue le fondement de la corrida. Réduire les frais de cuadrillas ? Créer un fond mutualisé qui permettrait de palier aux incertitudes financières ? L'union sacrée qui a prévalu ces derniers mois dans le monde taurin français pourrait être mise à profit pour s'attaquer sérieusement au problème.
mercredi 15 septembre 2021
Peralta
mardi 13 juillet 2021
Vic Fezensac 2021
Afin de ne pas
laisser deux ans de suite Vic Fezensac sans feria taurine, le Club Taurin
Vicois avait eu la bonne idée de reporter les corridas données
traditionnellement pour Pentecôte au weekend des 10 et 11 juillet. Un pari
réussi puisque les étagères confortablement garnies montraient que le public
des habitués avait répondu présent sans que pour autant la jauge autorisée
(demi-arène) soit totalement atteinte. Cela a permis de relancer les corridas
toristes particulièrement mises à mal à la suite des mesures de restriction que
nous subissons depuis maintenant près d’un an et demi. Souhaitons que la feria
de Céret qui se déroulera samedi et dimanche prochain connaisse le même succès.
Il en va de la survie de beaucoup de ganaderias bravas sans lesquelles la
tauromachie perdrait beaucoup de sa saveur.
Les courses
connurent du point de vue purement taurin les déceptions et les ratés habituels.
Ils sont ici pain béni pour la partie la plus radicale du public qui, sans ces
manquements, serait frustrée de ne pouvoir exprimer son mécontentement et son
savoir. Elles connurent aussi, particulièrement le dimanche, de nombreux
moments exaltants, d’un très haut niveau.
Novillada de Raso de Portillo
La feria débute en
fanfare avec Aceñero, excellent novillo de Raso de Portillo qui prend
trois piques à tuer toute la camada de Juan Pedro Domecq. On comprendra bien
vite l’acharnement du piquero (bronca) : il sait. Il sait que Carlos
Aranda n’est pas dans le coup. Le malheureux novillero, inhibé par la peur
est totalement incapable de mettre à profit les qualités de son
adversaire . Malgré le traitement reçu, le novillo a gardé de l’allant et
ses charges semblent claires aussi bien à droite qu’à gauche, mais lorsque l’on
ne peut pas … Aranda abrège et en finit laborieusement sous les sifflets d’un
public sans compassion. Le novillo, partition restée silencieuse, est ovationné
lors de la vuelta unanimement demandée par les gradins.
Le reste du lot (18
piques) sera toujours intéressant mais ne pourra maintenir ce niveau.
La matinée aura
permis la découverte de José Cabrera. Un vrai novillero qui se donne à
fond, plante les banderilles, torée avec sincérité. Le natif d’Almeria
instrumenta à ses deux novillos des naturelles de grande qualité (vuelta –
vuelta). A revoir.
Calerito
remplaçait le Mexicain Isaac Fonseca, blessé. Il torée avec finesse mais pèse
peu sur ses adversaires. Il connut avec le sixième un véritable désastre au
descabello (trois avis).
Corrida concours
La corrida concours
a été décevante à tous points de vue : toros, matadors, piqueros.
Le pensionnaire de Fraile
est de grand trapio, negro, l’armure fine et ouverte. Il poussote sous
trois piques correctement données par Francisco Peña. Sa corne gauche est
possible mais Perez Mota ne trouve pas la clé.
Le Barcial
est lui aussi parfaitement dans le type : rond, bas, berrendo en negro. Il
prend trois piques sans pousser puis se contente de déambuler en marchant dans
le ruedo.
Gambito de Peñajara
est magnifique : sardo, imposant, l’ armure très développée et
astifina. Il pousse avec fixité en trois piques sous lesquelles ils est
consciencieusement assassiné par Carlos Perez Hernandez. Il avait pourtant
montré un bon potentiel de noblesse lors des passes de cape de mise en suerte.
Mais l’œuvre est accomplie et l’animal arrive moribond au troisième tiers.
Belugo, negro
classique de chez Yonnet prendra lui aussi trois piques mais il montre
peu d’entrega et va a menos. Il chargera avec noblesse mais aussi avec soseria
à la muleta. Un yonnet dépourvu de la caste que l’on s’attend à trouver chez
les pupilles de l’élevage camarguais.
Très beau et très
imposant aussi le pensionnaire de San Martin (trois piques) mais il
montre des signes de faiblesse et va a menos.
Barbatriste de Los
Maños porte nos derniers espoirs. Son aspect anovillado est une première
déception. A la pique, son comportement est très inégal, alternant brèves
poussées et fuites. Une quatrième pique est superflue. Doté d’une belle charge,
le bicho sera le meilleur de la soirée à la muleta même si lui aussi va a
menos.
On pourra peut-être
regretter que ce certes médiocre assortiment de toros n’ait pu bénéficier de la
plus-value que peut apporter l’oficio et le sens de la lidia de certains
maestros.
Perez Mota,
sans être catastrophique, eut beaucoup de mal à se centrer.
Sergio Serrano
fut bruyant, brusque et peu efficace.
Quant à Adrien
Salenc, malgré le meilleur sorteo, il est entré (et sorti par la même
occasion) par la petite porte. Il fit assassiner le bon Peñajara par son
piquero ce qui lui mit, fort justement, le public à dos. Après un bon début ,
sa faena au Los Maños s’effilocha pour finir dans l’indifférence.
samedi 20 mars 2021
Jean-Marie Magnan
vendredi 10 juillet 2020
Pamplona : San Fermin 1927 (suite)
Dimanche 10 juillet
Huit toros de José Encinas pour Antonio Marquez, Pablo Lalanda, Martin Agüero et Rayito.
Si hier on ne parlait que de faenas de toreros, aujourd'hui c'est la caste des toros de José ENCINAS qui emporta l'adhésion.
"Une grande tarde de toros, de toros braves, francs, sans défauts pour la plupart. Un lot homogène, fin de formes, remarquablement présenté.
Le numéro 53, qui sortit en second lieu, Farineto, negro, fut un toro admirable, suave, brave, suivant le leurre jusqu'à son agonie; un toro rêvé par les toreros ! On lui fit faire le tour de piste, et on l'ovationna à l'arrastre, ainsi que les quatrième, n° 8, Limeto, cardeno oscuro, cinquième, n° 29, Bravo, negro, et sixième, n° 9, Monudito, negro bragao. Le premier n'eut d'autre défaut que de aplomarse rapidement. Le troisième très franc et noble, un peu tardo, contribua au succès de Agüero; le septième, brave également, arriva réservé à la muleta; le dernier, qui parut d'abord chercher la fuite, se montra brave aux piques, puis bronco à la muleta. Ils eurent à peu près tous une magnifique forme de embestir. Bravo au ganadero !
Les 8 toros prirent 28 piques pour 16 chutes; ils ne laissèrent que 3 chevaux sur le sable, mais on en emmena à l'écurie une demi douzaine qui auraient dû être puntillés sur place. Ils pesèrent en moyenne 275 kilogs" (460 kg en vif).
Notons que la ganaderia porte le fer de José Vega, elle a été achetée par José Encinas à Victorio Villar, elle est donc issue du fameux croisement Veragua Santa Coloma qui a longtemps fait les beaux jours du Campo Charro, elle est installée à Ledesma (Salamanca). Le fer existe toujours, après avoir longtemps appartenu à Justo Nieto, il est aujourd'hui propriété de Jesus Angel Perez Villareal, un négociant aragonais qui s'est empressé d'éliminer les vega villar pour les remplacer par du sous domecq d'El Montecillo.
Antonio MARQUEZ connut à nouveau une après-midi grise avec bronca à son premier.
Face à deux bons adversaires, Pablo LALANDA se montra "d'une nullité désolante".
Le triomphateur de la tarde fut Martin AGÜERO. Il tua son premier d'un grand volapié, "de ceux que l'on voit si rarement, l'estocade portée en pleine cruz et le torero sortant limpio par les costillares. Quelle ovation, lorsque les deux oreilles et la queue furent concédées au vaillant muchacho que l'on applaudit follement pendant la vuelta al ruedo !"
RAYITO fut sans recours ni dominio et ses parones suicidaires ne sont pas à encourager. Il tua avec sincérité de deux bons coups de rapière.
Mardi 12 juillet
Deux novillos de Celso Cruz del Castillo pour le rejoneador Antoño Cañero et six toros du Conde de la Corte pour Antonio Marquez, Marcial Lalanda et Cagancho.
Il faisait un temps si exécrable le lundi 11 juillet que l'on dut reporter la corrida au lendemain.
Cette tarde permit à la feria de s'achever dans l'enthousiasme en raison de l'immense triomphe de CAGANCHO. Le gitan aux yeux verts, qui avait pris l'alternative en début d'année à Murcie, coupera les deux oreilles et la queue du dernier toro de la feria. "Ses lances sont classiques et purs, d'une tranquillité absolue. Il s'imposa plus encore à la muleta, toréant de près, dominant complètement. A son premier, il fut désarmé et esquissa une espanta après un pase de tête à queue et un de pecho; il se reprit aussitôt, et sous les olé, aux sons de la musique, il continua une faena grande qu'il dut prolonger à la demande du public et qui lui valut ovation et vuelta malgré que le sort ne l'accompagnât pas pour mater. Sa dernière faena fut énorme, de vaillance et d'art, avec des parones formidables et des passes de toute beauté. Le toro était fuyard; Cagancho le torea d'abord par le bas, se faisant avec lui, l'obligeant à embestir comme un toro brave, et le fit passer sous la muleta. La musique joue, le public, debout, acclame ce torerazo, qui fait dérouler devant nos yeux, des images de beauté."
Antonio MARQUEZ, en torero artiste qu'il est, se racheta à son dernier toro de ses six échecs antérieurs (vuelta).
Marcial LALANDA, en torero complet qu'il est, se montra également à son avantage (vuelta).
Les toros de La CORTE prirent 21 piques pour 10 chutes et 4 chevaux. Ils pesèrent 268 kg en moyenne (450 kg). Leur comportement donna satisfaction au public et aux toreros. La dépouille des quatrième et cinquième fut honoré par une vuelta al ruedo et le mayoral fut appelé à saluer, mais Miqueleta a préféré les Encinas de la veille, plus braves et plus puissants mais tout aussi nobles.
En début de corrida Antonio CAÑERO se défit de deux novillos mansos de Celso CRUZ del CASTILLO qui ne lui permirent pas de briller. Il tua le premier en mettant pied à terre et le second d'un rejon dans tout le haut.
Quelques réflexions en guise de bilan
Ce qui m'a frappé à la lecture des reseñas de Miqueleta, c'est le peu de poids des toros combattus. Si l'on excepte les Pablo Romero qui sont nettement au-dessus de 500 kg (on considère généralement que 300 kg en canal correspondent à 500 kg en vif) tous les autres toros sont nettement en dessous, avec 268 kg pour les plus légers, les La Corte. Ils sont toutefois considérés comme bien présentés, ce qui laisse à penser qu'il s'agit de la norme à l'époque. Deux explications peuvent être données à ce peu de poids. En premier lieu, leur âge. Il s'agit peut-être tout simplement de novillos. En second lieu, la nourriture. Le pienso compuesto industriel n'est pas encore utilisé et les toros de l'époque sont nourris avec l'herbe des pâturages et le fourrage produit à la propriété. Ils ne sont pas "préparés" comme ceux d'aujourd'hui. Il semble que dans ces conditions le poids normal d'un toro de quatre ans se situe autour de 500 kg, un peu en dessous même pour beaucoup d'encastes. On le voit, on est loin de certains mastodontes suralimentés d'aujourd'hui dont l'apparence est cependant en parfaite harmonie avec les excès (et les goûts) de notre société de consommation. On est loin aussi des toros d'épouvante du XIXè siècle. Mais ceux-ci relèvent sans doute en grande partie du mythe, même si l'on peut penser que l'action de Guerrita puis de Joselito pour réduire le trapío de leurs adversaires n'est pas restée sans effets.
Le mal dont ils ne souffrent pas en revanche est la faiblesse de pattes. Ils peuvent être braves ou fuyards, plus ou moins poderosos, parfois quedados, mais jamais la faiblesse de pattes n'est mentionnée. Toutefois, les "scores" de leur combat face à des chevaux sans caparaçon restent modestes. On imagine les carnages que feraient les toros qui sortent aujourd'hui dans le ruedo navarrais s'ils étaient piqués dans les même conditions.
Côté toreros, le triomphe le plus marquant de la feria est celui de Cagancho, ce qui montre bien l'évolution du toreo et des goûts du public vers une tauromachie artistique. Le jour des Pablo Romero, Miqueleta note en conclusion de sa reseña : "Le public est sorti de la plaza enchanté, discutant avec animation les diverses faenas de la tarde." Une telle conclusion eut été impensable une quinzaine d'années auparavant, avant la révolution initiée par Belmonte et Joselito. On vient désormais aux arènes pour voir de belles faenas. On remarquera dans le même ordre d'idée qu'un bon toro est désormais un toro qui permet "la faena".
On notera à propos de la corrida de Pablo Romero - la mieux présentée de la feria et un fer redouté - qu'elle fut combattue par trois figures, dont le plus prestigieux torero de l'époque, Juan Belmonte.
Notons aussi pour terminer que la tauromachie de l'ancien temps continue à émouvoir les foules; en témoigne le grand triomphe obtenu pour sa vaillance et une grande estocade par l'un de ses grands représentants de l'époque, le Bilbaino Martin Agüero.
On le voit, les années 20 du siècle dernier sont pour la corrida des années passionnantes. Celles où un changement radical s'est imposé dans les valeurs taurines et les goûts du public. La corrida que nous connaissons aujourd'hui, avec toutes les nuances qui la composent, est l'héritage de cette révolution.
Documentaire sur les Sanfermines dans les années 20
Je mets ici le lien de la page du blog Desolvidar sur laquelle on pourra visionner un documentaire passionnant d'une vingtaine de minutes constitué d'archives sur les fêtes de Pampelune tournées dans les années 20. Les amoureux de la capitale navarraise trouveront de nombreuses explications complémentaires dans le texte qui accompagne le film et dans le blog en général.
Desolvidar : Sanfermines 1928 (actualizado)
La plaza de toros de Pamplona (rénovée laidement en 1967) a été inaugurée en 1922.
samedi 5 janvier 2019
Nuñez : la réalité de l'arène
- Alcurrucén (+ El Cortjillo et Lozano Hermanos) 74 t. 26 n.
- José Luis Pereda (+ La Dehesilla) 32 t. 6 n.
- Juan Albarrán 22 t.
- Carlos Nuñez 21 t.
- Aguadulce (+ Hros. de J. M. Aristrain de la Cruz) 18 t. 12 n.
- Conde de la Maza 6 t. 10 n.
- Apolinar Soriano 6 t.
- La Plata 5 t. 1 n.
- Carriquiri 4 t. 4 n.
- Tardieu Frères 2 t. 1 n.
- Gabriel Rojas 11 n.
- El Retamar 10 n.
- Miguel Prados Osuna 4 n.
Pourtant leur plus grande présence permettrait sans doute de rompre la monotonie engendrée par la trop grande place prise par les sempiternels domecqs. On reverra en tout cas avec intérêt en 2019 les novillos de El Retamar à Vic- Fezensac et ceux d'Aguadulce à Parentis.
samedi 4 août 2018
novillos d'Aguadulce à Parentis
photos Laurent Bernède
samedi 29 décembre 2018
L'encaste Rincón - Nuñez
Également d'origine nuñez, les pupilles du Conde de la Maza ont été impressionnants par leur trapío et leur sérieux. En corrida à Cenicientos, puis quelques jours plus tard en novillada à Roquefort des Landes. Hélas! il s'agissait pour eux du chant du cygne puisqu'il semblerait que la famille Sainz de la Maza ait décidé de mettre la clé sous la porte après s'être défait du bétail restant.
Dans l'histoire du ganado bravo, si l'on excepte les Conde de la Maza, les toros d'origine nuñez ont toujours fait partie des préférés des figures. Les Carlos Nuñez ont ainsi tenu le haut du pavé durant quatre décennies (des années 40 aux années 70). Ce fut ensuite au tour des pensionnaires de Manolo Gonzalez de faire le bonheur de la fine fleur de la toreria andante. Aujourd'hui les Alcurrucén des frères Lozano sont les seuls toros n'appartenant pas à l'empire domecq que les figures acceptent de toréer régulièrement.
Un des intérêts de l'encaste a toujours été la variété de comportement, ainsi une corrida d'origine nuñez génère rarement l'ennui. Sans doute est-ce la conséquence de la complexité des origines. En effet, Carlos Nuñez Manso après avoir racheté en 1938 à Garcia Mateo la ganaderia portant le fer de Rincon issue directement de Parladé, eut la bonne idée d'ajouter à son élevage des vaches de Mora Figueroa (Garcia Pedrajas) puis en 1941 un lot de vache de Villamarta. Les résultats seront suffisamment probants pour assurer le maintien de l'encaste jusqu'à nos jours. Que les partisans de la pureté de sang en prennent de la graine!
Liste des élevages d'origine Rincón-Nuñez
Union de Criadores de Toro de Lidia (UCTL) par ordre d'ancienneté à Madrid
- Carriquiri
- María del Carmen Camacho
- Carlos Nuñez
- González Sánchez Dalp
- Manolo González
- Juan José González
- Conde de la Maza
- Alejandro García
- Mariano y Carmen Arroyo Martín
- Apolinar Soriano
- Gabriel Rojas
- El Alamo
- Alcurrucén
- El Trebol
- Alejandro Vázquez
- Lozano Hermanos
- Nazario Ibañez
- Tapatana
- El Cortijillo
- Juan Albarrán
- Aguadulce
- Herederos de José María Aristrain de la Cruz
- José Pedro Prados
- El Romeral
- La Dehesilla
- Marcos Nuñez
- Toros de la Plata
- Torremilla
- La Cercada
- José Miguel Arroyo
- María de la Encarnación Díaz
- Ana Isabel Vicente
- José Luis Pereda
- La Rosaleda
- El Retamar
- Toros de Castilla
- Los Palancares
- Hoya del Moral
- García Velasco "El Pera"
- Navalrosal
- Miguel Prados Osuna
- Hidalgo Rincon
- Herederos de Juan José Cano
- Alberto Herranz "La Perla"
- Rancho Nuevo
- Julian de los Reyes
- Juan Sánchez de Valverde
- Sotobravo
- Francisco Escarcena
- Moragón
- Tardieu frères
- Alain et Frédérique Tardieu
mercredi 20 juin 2018
Guide des ganaderias de l'AEFTC
L'Association des Éleveurs Français de Toros de Combat (AEFTC) a eu la bonne idée de publier son "annuaire" pour 2017-18. Le précédent datait de 2003.
Voilà l'occasion d'établir des comparaisons entre la situation actuelle et celle d'il y a 15 ans lors de la précédente parution.
Il y a actuellement en France 47 élevages de toros de lidia (45 répertoriés par l'AEFTC auxquels il convient de rajouter pour être exhaustif les 2 qui sont inscrits à l'UCTL (Concha y Sierra et Valverde).
Il y en avait 40 en 2003. Le nombre est resté stable dans le Sud-Ouest qui, avec 8 élevages, semble avoir trouvé un équilibre. Les 7 ganaderias supplémentaires sont donc toutes situées dans le Sud-Est qui bénéficie avec la Camargue d'un vaste espace favorable à l'élevage.
Le principal changement ne surprendra personne. Il s'agit de la proportion toujours plus grande que prend l'encaste domecq dans les élevages. Ils étaient 11 en 2003 (27,5%) à se prévaloir d'une origine entièrement domecq, ils sont aujourd'hui 25 (53%). Cet accroissement s'est fait par la création de nouveaux élevages qui ont directement choisi cet encaste mais aussi par des changements de sang chez des fers plus anciens. C'est ainsi qu'il ne reste plus qu'un seul élevage d'origine murube (Fano) au lieu de 3, et 2 d'origine nuñez (les Tardieu) au lieu de 4.
Pour ce qui concerne les encastes minoritaires quelques élevages doivent être mis en évidence :
- L'Astarac qui tente de maintenir l'encaste pedrajas avec l'achat de novillos d'origine Maria Luisa Dominguez Perez de Vargas via Yerbabuena
- El Palmeral et Malabat qui maintiennent une origine Atanasio Fernandez
- Concha y Sierra (UCTL) avec son origine vazqueña
- Enfin les trois élevages de la famille Yonnet dont on peut considérer aujourd'hui qu'ils constituent un encaste propre.
jeudi 24 mai 2018
Vic-Fezensac 2018 : bilan
Pour moi, l'aspect le plus négatif s'est trouvé dans la médiocrité des prestations de la quasi totalité des piqueros ayant actué durant la feria. Il s'agit là d'une régression importante - et que bien sûr j'espère provisoire - par rapport aux progrès qui avaient été accomplis ces dernières années dans ce domaine.
Les toros
El Retamar
Tout avait bien commencé avec quatre novillos d'origine Nuñez au trapío harmonieux. De la mobilité, de la caste, une exquise noblesse hélas entachée de faiblesse chez le 3 et, pour finir, Avecejon un melocoton brave et noble honoré d'une vuelta al ruedo.
Valdellán
Sur quatre toros (un renvoyé pour boiterie) un bon : le sobrero Mirasuelo qui malmena la cavalerie (la seule chute de la feria) et fit preuve de noblesse encastée dans la muleta timide de Sebastian Ritter.
Los Maños
Une des déceptions de la feria avec quatre toros (dont un pour la concours) bien présentés mais réticents sous la pique, broncos, avisés. Seul Tostadito, le quatrième de la corrida de samedi avait du son au troisième tiers quoique gardant la tête haute. L'actuation sans ambition de Manuel Escribano ne lui a pas permis d'être mis en valeur. On restera donc sur le souvenir de Jardinero, ce grand toro vainqueur du concours l'année dernière.
Corrida-concours
Basée sur l'encaste santa coloma, la corrida-concours n'a pas permis à celui-ci de se mettre en valeur; elle a, au contraire, mis en évidence ce qui constitue un des péchés mignons de l'encaste, la sosería. Seul Olivito, un cinqueño adipeux de La Quinta sorti en première position, donna du relief à la matinée, avant que l'ennui ne s'installe. Ce fut un toro spectaculaire au premier tiers car il accourut de loin à l'appel du piquero (3 piques) puis il fut noble dans la muleta de Lopez Chaves avec toutefois le défaut de relever la tête à la fin de chaque passe. Beaucoup de spectateurs demandèrent (en vain) la vuelta, oubliant que le toro n'avait en réalité que fort peu poussé sous le peto.
Raso de Portillo
Loin d'être aussi infâme que j'ai pu le lire ici ou là, la corrida de Raso de Portillo a été une authentique et intéressante corrida à la vicoise. Impressionnante de trapío et variée de comportement. Il est vrai que le quatrième, haut et laid, a été un manso décasté. Auparavant, un castaño de El Quiñon, second fer (avec rajout de sang domecq) de la famille Gamazo, s'était révélé un vrai démon et avait permis à Alberto Lamelas de montrer sa meilleure face, celle du belluaire. Ces deux toros créèrent une psychose parmi les cuadrillas et les deux derniers Raso furent complètement escamotés. Le cinquième, après avoir créé une panique totalement injustifiée dans la cuadrilla, finit noble mais soso dans la muleta d'Antonio Nazaré. Quant au sixième, Uño, il fut un des rares bons toros de la feria mais il fut massacré par trois piques assassines. Malgré ce mauvais traitement, sa noblesse au troisième tiers en faisait un toro à succès possible.
Pedraza de Yeltes
En complément de la reseña d'hier deux mots sur les Pedraza : un excès de forme pour un manque de fond.
La sortie de Olivito, cinqueño de La Quinta, vainqueur de la corrida-concours (photo Laurent Bernède)
A suivre...
jeudi 3 mai 2018
Turquay
L'élevage Turquay a été créé en 1978 avec du bétail de Jean Riboulet. C'est en 1997 avec l'achat d' un lot de vaches et d'un semental à Pablo Mayoral que les Turquay s'orientent vers l'encaste santa coloma. Cette orientation se confirme en 2015 avec l'achat à la maison mère d'un lot de vache et de trois toros portant le fer de Buendía.
A l'heure où beaucoup d'éleveurs français choisissent le conformisme en achetant du domecq à tire-larigot on se réjouit de voir la passion d'Emmanuel Turquay pour les petits gris santacolomeños. Avec l'élevage François André ce sont les seuls aujourd'hui à pouvoir se prévaloir de l'encaste santa coloma en France. On regrettera au passage l'échec de l'intégration des santacolomas voisins de Granier, apparemment une question de prix.
C'est à Eyguière au mas des Cavales que se trouve la plaza de tienta et le siège de l'élevage. Les mâles paissent non loin de là. Quant aux vaches, elles se trouvent à Mas Thibert peu après les élevages Gallon et Tardieu où sur 120 hectares loués au Conservatoire du littoral elles jouissent des vastes espaces de la Camargue profonde. Par ailleurs la famille Turquay exploite 120 hectares de foin de Crau, ce qui permet de faire bouillir la marmite.
Les premiers novillos issus du rafraichissement par buendía seront lidiés en non piquée au cours de la présente temporada. On en verra notamment deux à Roquefort le dimanche matin 19 août où ils partageront l'affiche avec deux L'Astarac d'origine Maria Luisa.
On souhaite aux Turquay la même réussite que la ganaderia aragonaise Los Maños. En effet les ingrédients sont les mêmes : Pablo Mayoral, puis Buendía.
semental et sa famille (origine Pablo Mayoral)
les robes castañas viendraient de la branche Vicente Martinez, résiduelle chez les Pablo Mayoral
utrero d'origine Pablo Mayoral





















