lundi 15 avril 2019

Mont de Marsan : les cartels de la Madeleine 2019

mardi 16 juillet
concours landais

mercredi 17 juillet
La Quinta
Daniel Luque - Emilio de Justo - Thomas Dufau

jeudi 18 juillet
matin : novillada sans picadors

Luis Algarra
Sébastien Castella - Roca Rey - Alvaro Lorenzo

vendredi 19 juillet
Fuente Ymbro
Miguel Angel Perera - Lopez Simon - Pablo Aguado

soir : corrida portugaise

samedi 20 juillet
Nuñez del Cuvillo
Paco Ureña - Emilio de Justo - Gines Marin

soir : novillada piquée
Ave Maria

dimanche 21 juillet
Victorino Martin
Octavio Chacon - Javier Cortes - Juan Leal


Trois ganaderias intéressantes avec La Quinta, Fuente Ymbro et Victorino Martin. Nouveauté avec Luis Algarra qui a eu de bons résultats l'an dernier dans la catégorie toros pour vedettes, cela n'a pas échappé aux organisateurs français. En revanche la sortie médiocre des Nuñez del Cuvillo aurait dû leur valoir la non reconduction pour cette année.
Côté homme, une absence incompréhensible, celle de Diego Urdiales, fait baisser le niveau des cartels.



  

mercredi 10 avril 2019

Saint-Martin-de-Crau : la corrida de competencia

   La corrida de dimanche (après-midi) était annoncée comme étant de competencia. Je n'ai pas bien saisi quel en est le concept. Corrida de compétence ? de compétition ? de concurrence ? Il y avait six toros d'élevages différents provenant de ganaderias françaises. Leur ordre de sortie n'obéissant à aucun critère logique j'en conclus qu'il y eut un sorteo. Aucun prix n'était annoncé.

   Côté homme, le mano a mano entre deux toreros connus pour leurs qualités de lidiador (Fernando Robleño et Octavio Chacon) était alléchant sur le papier mais leur tauromachie manquant de variété et la longueur languissante de leurs faenas  ne contribua pas à l'animation de l'après-midi. La course souffrit également de la comparaison avec l'intérêt qu'avait suscité l'âpre combat des Yonnet le matin même. En outre les six toros français eurent un comportement uniforme et décaféiné. Sous le soleil retrouvé on s'ennuya donc raisonnablement, dans l'attente d'une action d'éclat (d'un toro ou d'un torero) qui ne vint pas.
   Pour l'aspect positif il convient de signaler l'excellente présentation de tous les toros, des bichos aux formes harmonieuses et aux armures astifinas. Ils étaient porteur des espérances de ganaderias qui ont peu souvent l'occasion de faire lidier à ce niveau, on dira donc un mot de chacun, en les classant dans l'ordre décroissant de nos préférences.

   Hors competencia, le Tardieu frères (Mas Thibert, nuñez, 2ème), joli petit colorado qui sortit diminué d'une vuelta de campana. Il fit preuve, malgré l'incident, de bravoure et de noblesse.
   J'ai bien aimé le sérieux du Barcelo (Quissac, domecq, 6ème), magnifique de ligne, bien présent sous deux piques et pas facile à manœuvrer par la suite.
   Après avoir été protesté pour être sorti ankylosé, l'astifino pensionnaire de Durand (Mas Thibert, domecq, 5ème) fit preuve de noblesse, en particulier sur la corne gauche que Robleño mit à profit pour donner quelques jolies naturelles.
   Noblesse aussi pour le Jalabert (Arles, domecq, 4ème) qui surmonta ses problèmes de faiblesse de patte.
   Annoncé d'origine Pinto Barreiro, le toro de Vieux Sulauze (Miramas, 3ème), propriété de la famille Fano, ressemblait de fait à ses cousins du matin. Il se réserva après deux bonnes piques.
   Trois piques sans style pour le Giraud (Arles, domecq, 1er), bronco au troisième tiers.

   Le banderillero Alberto Carrero fut pris lors d'une pose de banderilles au 4ème (cornada de 10 cm à la cuisse).

   Des toros bien présentés, des tercios de pique qui ne sont pas négligés, un public sérieux et aficionado, de l'animation autour des arènes, la feria de la Crau m'a paru tout à fait recommandable. Bravo aux organisateurs.





  

mardi 9 avril 2019

Saint-Martin-de-Crau
























Dimanche 7 avril 2019     arènes Louis Thiers  Saint-Martin-de-Crau
beau temps
deux tiers d'entrée

6 toros de Yonnet (17 piques 1chute, vuelta au 3 Mermoso) pour Javier Cortés (salut, salut), Thomas Dufau (vuelta, silence) et Gomez del Moral (vuelta, silence)

Prévue le samedi, la corrida a été reportée au dimanche matin en raison de fortes pluies.
Les six toros de Yonnet (1,2,3,5 du fer de Christophe, 4 et 6 d'Hubert) n'ont pas déçu les fidèles de la devise historique française. La présentation était magnifique avec en point d'orgue l'impressionnant sixième. Tous montrèrent de l'appétit pour les chevaux face auxquels ils poussèrent souvent avec bravoure en particulier le dernier, protagoniste d'un beau tercio : batacazo à la première rencontre où il releva le cheval qu'il venait de mettre à terre suivi de deux piques bien poussées. Au troisième tercio ils demandaient des toreros aguerris. Incertains et manquant de fixité les deux premiers, faible de patte (le seul dans ce cas) le quatrième, de charge rugueuse le cinquième, éteint le dernier. Mermoso, le troisième, fut le toro de la matinée : 4 piques prises de plus en plus loin, accourant avec alegria à l'appel du piquero (mais sans pousser à fond) puis d'une charge puissante et encastée qui nécessitait une muleta ferme et précise. Après une telle course et à l'heure où la plupart des ganaderos français se tournent vers le sang domecq, il peut et il doit y avoir un avenir pour les Yonnet dans le créneau des corridas toristes.
Javier Cortés eut une matinée discrète.
Face au second, distrait et difficile aux deux premiers tiers, Thomas Dufau utilisa les arguments de la douceur et du temple pour l'améliorer et construire une faena intelligente et dominatrice. Après une entière ladeada, une chaude vuelta (après pétition majoritaire) récompensa sa prestation. Il fut moins en vue face à l'imposant cinquième, de surcroît mal tué.
Gomez del Pilar reçut ses deux adversaires a puerta gayola. Il fut exemplaire dans la conduite du tercio de pique. Face à la caste de Mermoso il réussit quelques beaux enchaînements sur la corne droite mais il fut souvent débordé par la bravoure de l'animal qui demandait pour être vraiment dominé une muleta plus experte que celle du Madrilène.

    

jeudi 4 avril 2019

Vic Fezensac 2019 : les cartels

Samedi 8 juin
11h   novillada
El Retamar
André Lagravère "El Galo" - Dorian Canton

18h   corrida
Cebada Gago
Octavio Chacon - Ruben Pinar - Thomas Dufau

Dimanche 9 juin
11h   corrida concours
Saltillo - La Quinta - Partido de Resina
Pagès Mailhan - Flor de Jara - Los Maños
Rafaelillo - Lopez Chaves - Manuel Escribano

18h   corrida
Dolores Aguirre
Gomez del Pilar - Javier Jimenez - Miguel Angel Pacheco

Lundi 10 juin
11h   novillada sans picador
Pagès Mailhan

17h   corrida
Pedraza de Yeltes
Daniel Luque - Emilio de Justo - Juan del Alamo

   Après une année 2018 plus expérimentale (toros de Raso de Portillo, "défi" Valdellan / Los Maños) mais décevante, on revient cette année à de grands élevages classiques de la corrida toriste : Cebada Gago et Dolores Aguirre. La liste des ganaderias de la concours a fière allure mais on est étonné que le représentant français soit annoncé en 4ème position, ce qui ne correspond ni à son ancienneté à Madrid puisque il est le seul élevage à ne pas en avoir, ni à son ancienneté de création. La reconduction des Pedraza de Yeltes, malgré leur début décevant l'an dernier, est surprenante. Il est vrai que leur bon comportement à la pique en fait un élevage dans la ligne vicoise, il est non moins vrai que leur origine domecq permet d'afficher des toreros qui sans cela ne seraient sans doute pas venus en ces lointaines contrées gasconnes.
   Côté hommes on n'aurait pas été fâché de voir Juan Leal, Fernando Robleño, Javier Cortes ou Alberto Lamelas mais les titulaires ont eux aussi des arguments à faire valoir ...
   Suerte  a todos.