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mercredi 19 août 2026

Retour sur la journée taurine de Roquefort

 photos : Laurent Bernède 
 texte : Velonero
 
La novillada piquée
 
 

    Avec leur pelage cárdeno et leur finesse, les novillos d'Emmanuel Turquay (ici le 3, mosqueado) formaient un bel ensemble très typé santa coloma. Les 2 et 6 plus vareados avaient même le hocico de rata typique des saltillos.
   Tous avec un fond de caste indéniable : de belles sorties, une première pique prise en poussant avec codicia (hélas il n'y en eut qu'une !), la gueule fermée jusqu'à la mort. Leur défaut : une certaine faiblesse de patte (ou un manque de fond) qui les a conduit à se réserver, en particulier les 3, 5 et 6. 
 
 
 
 

 
   Le Bordelais Clément Hargous torée peu et pourtant il s'est remarquablement comporté tout au long de l'après-midi. Avec pundonor et un minimum de technique qui lui ont permis de faire face en particulier devant son premier adversaire, une véritable vipère. Les deux photos sont éloquentes. En début de faena on voit bien le novillo mener le bal mais le Girondin parvint à donner en fin de faena une belle série de naturelles aidées. Il fut récompensé de son travail en coupant l'oreille du 4 suite à une estocade efficace.
 
 
   Selon l'expression consacrée, Jorge Hurtado a été le plus torero des trois. Ça ne veut pas dire que les autres ne l'ont pas été mais on sent chez l'Extremeño un petit quelque chose en plus. Une manière d'être mais aussi un placement face au toro qui font que peuvent surgir à tout moment art et embrujo. La suerte de matar ne semble pas, hélas, être son point fort. Il va toréer dans toutes les ferias de novilladas espagnoles du mois de septembre et son parcours est incontestablement à suivre.
   Face à deux novillos vite arrêtés le Mexicain Lopez Ortega est passé inaperçu.
 
 
La novillada sans picadors
 
 
   Une bonne nouvelle : la grande caste du premier novillo de L'Astarac, d'une charge soutenue et inlassable. Bonne nouvelle parce qu'il s'agit d'un novillo d'origine Garcia Pedrajas que Jean Louis Darré élève en parallèle à ses domecq de Camino de Santiago. Affaire à suivre.
   Israel Guirao, de retour à Roquefort après son triomphe de l'an passé, le reçoit somptueusement de cape. La suite sera plus banale et un peu décevante de la part d'un novillero prêt à passer à l'échelon supérieur. 
 
 
 
   Jules Dujols alias Julio Martin a connu une matinée riche d'expérience car il a été confronté à deux adversaires particulièrement difficiles. S'il n'a pu briller il a tout de même surmonté l'épreuve avec sang froid et détermination. Son premier (L'Astarac) donne de la corne et tout le travail de Julio consistera a essayer d'éviter de se faire chahuter la muleta. Il y réussira parfois.
   Par son trapío, son second (Alma Serena) n'aurait pas déparé à l'échelon supérieur. Au moral il concentre les défauts : distrait, coureur en tous sens, manso, querencioso. Le jeune homme ne perd pas les papiers et tue avec efficacité. Ouf ! Une épreuve sérieuse bien surmontée.


Ce fut une belle journée taurine, sans triomphe, sans excès de brillant mais sans ennui, d'un intérêt toujours soutenu. Mais il y a un mais. Le manque de public (moins de 1000 entrées payantes l'après-midi) fait que, à Roquefort comme dans d'autres petites plazas de la région, ce spectacle vit peut-être ses dernières heures.

 
 

 

samedi 1 août 2026

Mont-de-Marsan : quelques photos de la corrida d'Escolar Gil

 Grâce aux photos de Laurent Bernède, retour sur l'excellente corrida d'Escolar Gil qui fut - et de loin - la meilleure course de la feria montoise. La bravoure et le sérieux des Escolar ont permis à Dorian Canton d'affirmer ses grandes qualités. Avec un sorteo particulièrement favorable Pepe Moral a perdu l'occasion de reverdir des lauriers quelque peu fanés. Quant à Antonio Ferrera il a connu une journée noire avec broncas à la clé.
 
 

 
 
 


 
 



 
 

 

mercredi 15 juillet 2026

Céret 2026 (2)

 Céret de toros vu par Laurent Bernède  -  Dimanche

Un dimanche sous le signe du TORO, seule la météo a eu un poil plus de dulce pour les aficionados nombreux sur les tendidos !

A 11h, 4 novillos de "Isaias y Tulio Vazquez" pour Valentin Hoyos y Jésus de la Calzada (qui étaient tous 2 sobresaliente lors de la matinée de la veille)
 
 
Une devise que l'on ne voyait plus et qui pour les "anciens" a rappelé quelques vieux bons souvenirs ! Tous negros, bouche close du début à la fin, attentifs à tout ce qui se passait en piste ! Ils étaient là pour en découdre... et nous ont bien fait plaisir ! Ce fut plus rugueux pour les novilleros devant les affronter.
Mention aux 2 premiers qui ont mis en appétit les amateurs que nous sommes du 1er tiers, répondant à grande distance  à l'appel des piqueros avec des galops superbes de détermination ! Les impacts furent violents occasionnant quelques batacazos spectaculaires !  Certes ils développèrent sous le châtiment plus violence que de réelle bravoure, mais ne boudons pas notre plaisir ! Les 2 derniers furent plus discrets.
 

 
 Jesus de la Calzada fut mis à de nombreuses reprises en difficulté, désarmé, bousculé  plusieurs fois, certes ses opposants n'étaient pas des enfants de coeur, surtout son 1er (sorti en 2nd) faisant preuve de sentido... mais son expérience en piquée n'a pas semblé peser, et devant le plus fade du lot il n'a pas su ou pu amener l'entrega qui manquait au toro.
Valentin Hoyos a été sérieux toute la matinée, dans les mises en suerte, ses débuts de faena par le bas (notamment à son 2nd), allant chercher la corne contraire, mais son toreo appliqué transmet hélas peu, il sera récompensé de sa bonne volonté par l'oreille du 2nd
Une matinée entretenue, par la satisfaction de retrouver un vieux nom d'élevage remis à la lumière, une ganaderia en reconstruction, qui travaille et que l'on reverra avec grand plaisir et espoir !
Titi Agudo a reçu le prix pour la meilleure pique et le mayoral a été appelé à saluer !
(Sobresaliente: Marcos Adame)
 
 



A 18h est sorti un lot de José Escolar Gil de toute beauté, irréprochable de présentation, avec tous des comportements intéressants à divers degrés ! des pitons à faire quelques cauchemars, dignes d'une arène de 1ere catégorie.
Le 2, 5 et 6 un ton au dessus, de la race, du poder et du moteur. 
Tous sont allés allègrement sous le châtiment avec une bravoure variable, s'employant plus ou moins sous 20 piques. Le 2 et le 6 ayant paru les plus intéressants à ce titre, sans être véritablement complets pour justifier une vuelta, qui plébiscitée par certains fut refusée par le président "Benoit  Pince"
L'attribuer n'aurait pas été non plus un triomphalisme excessif loin de là, mais rester modéré  est aussi une preuve de sérieux, de référence.
Le débat restera ouvert durant toute la soirée, signe qu'il s'était vraiment passé quelque chose d'important dans le ruedo cérétan.
Le 1er et 4ème lidiés par Antonio Ferrera (chef de lidia), sont difficiles à juger tant le maestro y mit de la mauvaise volonté, le 4ème quasi inédit à la muleta, aura été massacré aux piques par un Gabin aux ordres qui livra une prestation pitoyable.
Sifflets et bronca pour Antonio qui va donner bien des inquiétudes aux Montois qui le retrouveront prochainement devant la même devise !
A noter une excellente paire de Angel Otero au 1er Escolar.
 
 

Sanchez Vara, a assumé la lidia comme il sait si bien le faire,  a livré comme la veille quelques paires de banderilles dans les cornes fort méritoires, soulevant l'ovation unanime. Une présence de tous les instants qui contribue à être moins exigeant envers son toreo à la muleta, qui même s'il a été honnête est resté en dessous de la qualité de ses deux opposants ! 
 

 
Maxime Solera fut plus à son aise et dans le sitio face à l'excellent 6ème, très encasté, avec une très belle charge ! Le challenge était grand pour lui, une pression qu'il a su gérer. Il donna notamment  quelques naturelles de valeur... l'épée entrée au 2nd essai le privera d'une oreille qui aurait été méritée.
 


Le mayoral ainsi que le ganadero ont été appelés à saluer à juste titre à l'issue de la course.
Les aficionados présents ont vécu une belle tarde de Toros, une journée complète même ! 
Cuando hay Toros la vie de l'aficionado est belle...Merci l'ADAC.
 

 Laurent Bernède



 

Céret 2026 (1)

 Céret de toros 2026 vu par Laurent Bernède - Samedi

Le cru cérétan 2026 laissera un beau souvenir dans nos mémoires d'aficionados A los Toros, avec bien entendu quelques déceptions, mais aussi de belles émotions, et satisfactions.
Malgré la chaleur assommante, les tendidos se sont remplis avec bonheur pour l'ADAC, de très belles entrées pour les 2 novilladas matinales (4 novillos par course) et un bon 3/4 d'aficion pour les corridas...
Les lignes du tercio de piques durant toute cette féria avaient été supprimées, afin de permettre aux groupes équestres de mieux s'exprimer, avec plus de liberté dans leurs déplacements (une expérimentation autorisée par l'UVTF), un bilan sera fait de ce test... 
Une chose est sûre, elle n'aura pas empêché de voir trop de puyas mal placées, bien souvent traseras, dans l'épaule et j'en passe...le vrai problème est surtout là. 

 

Samedi matin un unico espada pour Mario Vilau, jeune Catalan qui avait marqué les esprits lors de l’édition précédente !  Certainement la plus grosse déception du weekend. Les 2 novillos de Barcial, superbes de trapío et piton, ne  lui ont pas permis de s'exprimer, manque de race, courts de charge... Présent efficacement pour les mises en suerte, de bons débuts de faenas par le bas...en vain. Les 2 ont été réceptionnés a puerta gayola.
Le 1er Partido De Resina, bien dans le type, est déficient au niveau locomoteur et contraint le président Thomas Thuries à sortir le mouchoir vert :  hélas l'unique sobrero de Los Maños invalide ne pourra être lidié. L'unique Partido lidié sera présenté 3 fois au piquero, mais sans réel poder, Mario bien centré en tira le maximum surtout sur la corne gauche, mais ce sera un nouvel échec épée en main. Sans démériter, mais sans vraiment pouvoir convaincre, la matinée se terminera dans une déception globale. 

 


Chaud très chaud sur les tendidos à 18h, pour le desafio Saltillo/ Dolores Aguirre !  Les 6 toros étaient magnifiquement présentés, intégrité totale et respect à ceux qui acceptent de s'y coller ! le 4ème Dolores une estampe.
 
  
Les Saltillo furent  sans poder au caballo, ne se sont pas investis et sont restés fades, ne transmettant guère d'émotion dans leur charge à la muleta !
Les deux Dolores sortis en 4ème et 5ème, mansos con casta typiques de la casa, ont été exigeants, violents et ont donné des sueurs froides à leurs lidiadors respectifs. Sanchez Vara et Damien Castaño n'ont pas démérité et ont relevé le défi . Le Dolores sorti en 6ème est celui qui aura le plus poussé sous la puya (par moments) et sera éteint totalement sans faena en suivant.
 
 

Les trois toreros ont assumé avec sérieux les mises en suerte au piquero, Vara a banderillé avec brio ses opposants, gagnant à juste titre les faveurs du public.
Vara, excellent dans son rôle de chef de lidia fera una vuelta au 4ème, et Castano au 5ème, Luis Gerpe est resté plus discret sur la globalité de la course.
Malgré un bilan très mitigé, la course aura été entretenue et sérieuse de bout en bout, maintenant l'attention des aficionados, car le Toro de respect était dans le ruedo !  
 
Laurent Bernède 

 

 

vendredi 5 juin 2026

Retour en photos sur la feria de Vic

 Photos  Laurent Bernède

 


    Artesanito, un Saltillo qui plonge dans la muleta de Sanchez Vara (après quatre piques prises avec bravoure).
 
 
 

   L'élevage de Benitez Cubero (origine Hidalgo Barquero) fit les beaux jours des figures dans les années 60 et 70. La beauté et l'originalité de la robe de Valiente (le mal nommé) fut sa seule qualité : berrendo en castaño, alunarado, capirote, bociblanco, botinero.
 
 
 
 

    Un face à face inhabituel. Langosto le représentant de Dolores Aguirre n'a pas déçu les aficionados. Il a permis le meilleur tercio de pique de la feria.
 
 
 
 
  
      C'est toujours un plaisir de voir José Garrido cape en main (toro de Baltasar Iban).

 
 
 
  
    La manoletine est incontestablement une passe photogénique. Ici Juan de Castilla face à un Baltasar Iban.
 
 
cliquer sur les photo pour un meilleur format 

dimanche 3 mai 2026

Aire novillada de Raso de Portillo : un premier tercio accidenté

 
   Tout avait trop bien commencé avec ce premier novillo brave et puissant qui mit le feu lors du tercio de varas. 
 

 

 

 
                                 ( photos  Laurent Bernède )
 
   Ses frères firent tous preuve de bravoure face aux lanciers. Ce qui permit d'apprécier quelques belles piques, en particulier celles de Ney Zambrano au cinquième. Mais ils eurent le défaut d'aller a menos et de finir avec des charges fades, comme manquant, eux aussi, de carburant. Si l'on ajoute à cela la faillite totale de Cristian Gonzalez (pourtant le mieux servi) et cinq mises à mort sur six calamiteuses, on peut nourrir des regrets sur une tarde partie sur les chapeaux de roue et terminée dans la désillusion ...
   Juan Molas donna quelques passes élégantes, sans chercher à lier, au bon quatrième auquel il coupa une oreille après une belle entière qui tua sin puntilla. Pedro Andrés fut le plus mal servi (le 3 de charge courte et brusque, le 6 totalement éteint) mais il montra de bonnes dispositions et on le reverra avec intérêt à Vic. 

lundi 17 novembre 2025

Bilan 2025

 
Ma corrida rêvée
 
 
                          6  toros de Dolores AGUIRRE  6 
        MORANTE de la PUEBLA - ROMAN - JUAN de CASTILLA 
 
 
   Morante est le seul à pouvoir donner vingt passes géniales et définitives à un Dolores encasté avant de le faire rouler au sol d'un estoconazo. Mais ce triomphe est destiné à rester dans nos rêves ! Et l'on a accueilli le 12 octobre l'annonce de son retrait  (provisoire ?) des ruedos avec un mélange de consternation et de soulagement. Consternation en raison du manque impossible à combler qu'il va laisser, soulagement car il n'était pas raisonnable de continuer à le voir se faire prendre par les toros comme ce fut le cas tout au long de cette temporada. Ce que l'on pourra regretter, c'est que la France, à l'aficion rigide et cartésienne, est totalement passée à côté de Morante ... et Morante à côté de la France.
   Les toros de Dolores Aguirre ont beaucoup progressé en bravoure. À Orthez, le grand combat de Yegüizo a ému les aficionados présents ce jour-là. La camada 2026 est attendue avec impatience. Il est heureux de se dire qu'outre les courses de Dolores, celles de Victorino Martin, Escolar Gil, La Quinta, Baltasar Iban donnent presque toujours satisfaction par l'émotion qu'elles suscitent. Et quand les affrontent des toreros de la trempe de Roman ou Juan de Castilla l'aficionado est comblé.
   De quoi alimenter nos rêves pour la temporada à venir. 
 
 
 
 
 

Ce que la corrida nous offre de meilleur : Yegüizo de Dolores Aguirre piqué par Gabin Rehabi à Orthez (photo Laurent Bernède), Morante de la Puebla à Madrid le 12 octobre dernier (photo Plaza 1).

 
 
    

samedi 23 août 2025

Retour en photos sur la novillada non piquée de Roquefort

Sans doute parce qu'elle n'a pas la puissance émotive des spectacles donnés avec un bétail plus âgé, la novillada piquée est rarement à l'honneur sur L'Œil Contraire. Elle est pourtant primordiale, sans elle la suite ne serait pas possible. Elle permet aux apprentis toreros de se former et à de nombreux petits élevages d'exister. Elle fomente l'aficion.
Nous avons la chance d'avoir dans le Sud Ouest plusieurs ganaderias dont les pupilles possèdent un excellent niveau pour ce type de spectacle. En ont témoigné les quatre érals de L'Astarac (Jean Louis Darré) et Alma Serrena (Philippe Bats) dont les charges jamais démenties ont permis le succès de la matinée. Mystère de l'alchimie ganadera, leurs frères présents à la non piquée montoise n'y avaient pas montré les mêmes qualités.
 
 
 

 
Le Valencien Israel Guirao a toréé avec temple et élégance son noble premier. Avec son deuxième adversaire, plus difficile, il a montré posséder de l'oficio et a su insister à gauche en s'engageant jusqu'à ce qu'il parvienne à le dominer.
 
 
 

 

 


 
 Fernando Vanegas est le frère de Manolo vu à son avantage ici-même en 2016 face à des novillos de Saltillo et dont la carrière a été tragiquement brisée par un grave accident à l'entrainement. Fernando se trouva malencontreusement  pris au mollet lors d'un embouteillage à l'entrée du burladero alors qu'il venait d'effectuer un quite au premier novillo. Revenu de l'infirmerie le mollet bandé et bientôt ensanglanté, le Vénézuélien nous offrit une matinée de courage émouvant mais aussi de capacité technique basée sur un répertoire varié.
 
 
 
 
Nous n'hésiterons pas à qualifier cette matinée de rafraichissante. Vive la novillada non piquée !
 
 
On n'hésite pas à cliquer sur les photos pour les agrandir. 

mercredi 20 août 2025

Roquefort : quelques photos de la novillada d'Escolar Gil

 photos Laurent Bernède
 
 
Armensito, premier novillo d'Escolar Gil méritait mieux que le fatras de passes sans ton ni son que lui donna Jesus de la Calzada. Voilà un novillero qui n'a pas progressé !
 
 
 
Bernadina de Cid de María à l'imposant sobrero de Los Maños. Mal servi certes le Castillan, mais son toreo a manqué d'alegria.
 
 

 
Naturelle et remate d'Alvaro Serrano face au 3 Cocinero. L'entrega, la joie de toréer d'un vrai novillero : une chose rare et précieuse qui a touché le public.
 
 
 

 

 
Hommage à un très bon novillo et à l'éleveur (ici le fils de José Pedro Prados ''El Fundi". Le maestro madrilène était venu avec sa famille et on a noté l'intérêt que tous portent pour les toros. De bon augure pour l'avenir de la ganaderia ?