Affichage des articles dont le libellé est blogosphère. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blogosphère. Afficher tous les articles

dimanche 18 janvier 2026

S'informer

 
   Il ne peut y avoir d'aficion sans moyens d'information. Il faut rendre compte de ce qu'offre la fête taurine pour informer mais aussi pour former. Ce que dit la presse a également pour vocation de peser sur les organisations. Condamner le non-respect de l'éthique taurine, soutenir les ganaderos scrupuleux et les matadors sincères est important dans un milieu qui  a tendance à réclamer toujours moins de règles et plus de facilités, à l'encontre de ce qui constitue l'essence de la corrida.
   Dans le domaine de l'information taurine la France ne semble pas la plus mal lotie. Outre le mensuel Tauro Mag et l'hebdomadaire numérique Semana Grande, il y a bien sûr la doyenne des revues taurines mondiales Toros.
 

    2256 numéros et cent ans au service de l'aficion ! Le bénévolat et la passion de ses rédacteurs ainsi qu'une ligne sans compromissions sont les éléments-clés de cette longévité. 
   L'album publié à l'occasion du centenaire retrace l'histoire de la revue mais constitue aussi un formidable condensé de l'histoire de la corrida depuis un siècle. La multiplicité des rédacteurs n'a pas empêché une unité de point de vue dans le traitement de tous les évènements importants qui ont marqué ces 100 dernières années. 
 

   
   
   Mais de nos jours l'information passe aussi par internet qui fourmille de sites spécialisés dont certains sont capables de donner des informations quasiment en temps réel (ce n'est pas une nouveauté, la radio en est capable depuis près d'un siècle, mais aujourd'hui tout un chacun peut le faire à partir d'un simple ordinateur) ou plus simplement de donner le lendemain toutes les informations importantes de la veille. Dans ce créneau, c'est avec regret que nous avons appris l'arrêt en ce début d'année de deux sites majeurs : Corrida Si animé par Pierre Vidal, qui faisait preuve d'une ouverture d'esprit pas si fréquente dans le milieu, et Toros 2000 de Patrick Beuglot, qui avait ses antennes dans les pricipales arènes de la planète taurine. Corrida Si s'est proprement volatilisé (n'est-ce pas le sort de toute production numérique ?), mais Toros 2000 a annoncé qu'il se maintiendra en tant  banque de données (un quart de siècle des principales ferias espagnoles et françaises, ce n'est pas rien).
   Bien sûr d'autres sites existent notamment l'excellent Tertulias. On peut trouver la plupart d'entre eux sur la bande de droite de ce blog.
   On déplorera cependant le désengagement de la chaîne publique de télévision France 3 sous la pression des antitaurins (sans que l'aficion ne réagisse) ainsi que les fluctuations de la presse  quotidienne régionale. 
   Du côté espagnol, si la voix de nombreux blogs s'est aujourd'hui tue, il existe pléthore de sites d'information. Contrairement aux sites français qui sont le plus souvent artisanaux et liés à des personnes, les sites espagnols sont constitués en sociétés qui ont un enjeu  financier  et dont les capitaux viennent pour beaucoup du mundillo taurin (Mundotoro en est un bon exemple). Pas étonnant, à ce compte, que leur capacité à émettre des critiques s'en trouve extrêmement émoussée.

mardi 24 novembre 2020

A propos de Joselito

    En cette année d'hommages au Rey de los toreros, Joselito, dont on commémorait le centenaire de la mort, la revue Toros vient de faire paraitre un numéro double (n° 2131-32) entièrement consacré au natif  de Gelves.
   Pour l'occasion, la revue a demandé à Luis Francisco Espla, qui fut un grand torero d'inspiration galliste et que l'on sait peintre à ses heures, de réaliser une œuvre graphique originale pour la couverture. 
   Les différents textes, toujours d'un grand intérêt, permettent de mesurer - beaucoup plus qu'on ne l'avait fait jusqu'alors - les différents apports de Joselito à la tauromachie actuelle. Deux textes passionnants de Jean Pierre Hédouin et Domingo Delgado de la Camara analysent son toreo et de quelle manière, en complémentarité avec celui de Juan Belmonte, il se trouve être à l'origine du toreo moderne. Son rôle décisif dans la construction des plazas monumentales (en particulier Las Ventas) est souligné. On évoque aussi sa carrière et notamment, bien sûr, son bref passage en France en 1910 alors qu'il n'était encore qu'un modeste novillero.Enfin de nombreuses anecdotes et une riche iconographie agrémentent en permanence les 48 pages de ce numéro spécial.
   De la lecture pour se confiner au coin du feu ; en vente, pour les non abonnés, dans les maisons de la presse habituelles.
 
 

 

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En Espagne deux ouvrages ont paru cette année :

   - une réédition de la biographie du maestro par Paco Aguado, Joselito El Gallo, Rey de los toreros




  
 
 
 
 
 
 
 
 
 - un livre sur toutes les actuations de Gallito dans les anciennes arènes de Madrid
      Manuel Hernández, Joselito el Gallo en la Plaza Vieja de Madrid




 
 
 
 
 
 Manuel Hernández est par ailleurs l'auteur d''un blog d'une richese incroyable sur l'histoire de la tauromachie : La fiesta prohibida
 
 
cliquer sur les titres pour plus d'infos

vendredi 10 juillet 2020

Pamplona : San Fermin 1927 (suite)




Dimanche 10 juillet 
Huit toros de José Encinas pour Antonio Marquez, Pablo Lalanda, Martin Agüero et Rayito.
   Si hier on ne parlait que de faenas de toreros, aujourd'hui c'est la caste des toros de José ENCINAS qui emporta l'adhésion.
   "Une grande tarde de toros, de toros braves, francs, sans défauts pour la plupart. Un lot homogène, fin de formes, remarquablement présenté.
   Le numéro 53, qui sortit en second lieu, Farineto, negro, fut un toro admirable, suave, brave, suivant le leurre jusqu'à son agonie; un toro rêvé par les toreros ! On lui fit faire le tour de piste, et on l'ovationna à l'arrastre, ainsi que les quatrième, n° 8, Limeto, cardeno oscuro, cinquième, n° 29,  Bravo, negro,  et sixième, n° 9, Monudito, negro bragao. Le premier n'eut d'autre défaut que de aplomarse rapidement. Le troisième très franc et noble, un peu tardo, contribua au succès de Agüero; le septième, brave également, arriva réservé à la muleta; le dernier, qui parut d'abord chercher la fuite, se montra brave aux piques, puis bronco à la muleta. Ils eurent à peu près tous une magnifique forme de embestir. Bravo au ganadero !
   Les 8 toros prirent 28 piques pour 16 chutes; ils ne laissèrent que 3 chevaux sur le sable, mais on en emmena à l'écurie une demi douzaine qui auraient dû être puntillés sur place. Ils pesèrent en moyenne 275 kilogs" (460 kg en vif).
   Notons que la ganaderia porte le fer de José Vega, elle a été achetée par José Encinas à Victorio Villar, elle est donc issue du fameux croisement Veragua Santa Coloma qui a longtemps fait les beaux jours du Campo Charro, elle est installée à Ledesma (Salamanca). Le fer existe toujours, après avoir longtemps appartenu à Justo Nieto, il est aujourd'hui propriété de Jesus Angel Perez Villareal, un négociant aragonais qui s'est empressé d'éliminer les vega villar pour les remplacer par du sous domecq d'El Montecillo.
   Antonio MARQUEZ connut à nouveau une après-midi grise avec bronca à son premier.
   Face à deux bons adversaires, Pablo LALANDA se montra "d'une nullité désolante".
   Le triomphateur de la tarde fut Martin AGÜERO. Il tua son premier d'un grand volapié, "de ceux que l'on voit si rarement, l'estocade portée en pleine cruz et le torero sortant limpio par les costillares. Quelle ovation, lorsque les deux oreilles et la queue furent concédées au vaillant muchacho que l'on applaudit follement pendant la vuelta al ruedo !"
   RAYITO fut sans recours ni dominio et ses parones suicidaires ne sont pas à encourager. Il tua avec sincérité de deux bons coups de rapière.

Mardi 12 juillet
Deux novillos de Celso Cruz del Castillo pour le rejoneador Antoño Cañero et six toros du Conde de la Corte pour Antonio Marquez, Marcial Lalanda et Cagancho.
   Il faisait un temps si exécrable le lundi 11 juillet que l'on dut reporter la corrida au lendemain.
   Cette tarde permit à la feria de s'achever dans l'enthousiasme en raison de l'immense triomphe de CAGANCHO. Le gitan aux yeux verts, qui avait pris l'alternative en début d'année à Murcie, coupera les deux oreilles et la queue du dernier toro de la feria. "Ses lances sont classiques et purs, d'une tranquillité absolue. Il s'imposa plus encore à la muleta, toréant de près, dominant complètement. A son premier, il fut désarmé et esquissa une espanta après un pase de tête à queue et un de pecho; il se reprit aussitôt, et sous les olé, aux sons de la musique, il continua une faena grande qu'il dut prolonger à la demande du public et qui lui valut ovation et vuelta malgré que le sort ne l'accompagnât pas pour mater. Sa dernière faena fut énorme, de vaillance et d'art, avec des parones formidables et des passes de toute beauté. Le toro était fuyard; Cagancho le torea d'abord par le bas, se faisant avec lui, l'obligeant à embestir comme un toro brave, et le fit passer sous la muleta. La musique joue, le public, debout, acclame ce torerazo, qui fait dérouler devant nos yeux, des images de beauté."
   Antonio MARQUEZ, en torero artiste qu'il est, se racheta à son dernier toro de ses six échecs antérieurs (vuelta).
   Marcial LALANDA, en torero complet qu'il est, se montra également à son avantage (vuelta).
   Les toros de La CORTE prirent 21 piques pour 10 chutes et 4 chevaux. Ils pesèrent 268 kg en moyenne (450 kg). Leur comportement donna satisfaction au public et aux toreros. La dépouille des quatrième et cinquième fut honoré par une vuelta al ruedo et le mayoral fut appelé à saluer, mais Miqueleta a préféré les Encinas de la veille, plus braves et plus puissants mais tout aussi nobles.
   En début de corrida Antonio CAÑERO se défit de deux novillos mansos de Celso CRUZ del CASTILLO qui ne lui permirent pas de briller. Il tua le premier en mettant pied à terre et le second d'un rejon dans tout le haut.


Quelques réflexions en guise de bilan
   Ce qui m'a frappé à la lecture des reseñas de Miqueleta, c'est le peu de poids des toros combattus. Si l'on excepte les Pablo Romero qui sont nettement au-dessus de 500 kg (on considère généralement que 300 kg en canal correspondent à 500 kg en vif) tous les autres toros sont nettement en dessous, avec 268 kg pour les plus légers, les La Corte. Ils sont toutefois considérés comme bien présentés, ce qui laisse à penser qu'il s'agit de la norme à l'époque. Deux explications peuvent être données à ce peu de poids. En premier lieu, leur âge. Il s'agit peut-être tout simplement de novillos. En second lieu, la nourriture. Le pienso compuesto industriel n'est pas encore utilisé et les toros de l'époque sont nourris avec l'herbe des pâturages et le fourrage produit à la propriété. Ils ne sont pas "préparés" comme ceux d'aujourd'hui. Il semble que dans ces conditions le poids normal d'un toro de quatre ans se situe autour de 500 kg, un peu en dessous même pour beaucoup d'encastes. On le voit, on est loin de certains mastodontes suralimentés d'aujourd'hui dont l'apparence est cependant en parfaite harmonie avec les excès (et les goûts) de notre société de consommation. On est loin aussi des toros d'épouvante du XIXè siècle. Mais ceux-ci relèvent sans doute en grande partie du mythe, même si l'on peut penser que l'action de Guerrita puis de Joselito pour réduire le trapío de leurs adversaires n'est pas restée sans effets.
   Le mal dont ils ne souffrent pas en revanche est la faiblesse de pattes. Ils peuvent être braves ou fuyards, plus ou moins poderosos, parfois quedados, mais jamais la faiblesse de pattes n'est mentionnée. Toutefois, les "scores" de leur combat face à des chevaux sans caparaçon restent modestes. On imagine les carnages que feraient les toros qui sortent aujourd'hui dans le ruedo navarrais s'ils étaient piqués dans les même conditions.

   Côté toreros, le triomphe le plus marquant de la feria est celui de Cagancho, ce qui montre bien l'évolution du toreo et des goûts du public vers une tauromachie artistique. Le jour des Pablo Romero, Miqueleta note en conclusion de sa reseña : "Le public est sorti de la plaza enchanté, discutant avec animation les diverses faenas de la tarde." Une telle conclusion eut été impensable une quinzaine d'années auparavant, avant la révolution initiée par Belmonte et Joselito.  On vient désormais aux arènes pour voir de belles faenas. On remarquera dans le même ordre d'idée qu'un bon toro est désormais un toro qui permet "la faena".
   On notera à propos de la corrida de Pablo Romero - la mieux présentée de la feria et un fer redouté - qu'elle fut combattue par trois figures, dont le plus prestigieux torero de l'époque, Juan Belmonte.
   Notons aussi pour terminer que la tauromachie de l'ancien temps continue à émouvoir les foules; en témoigne le grand triomphe obtenu pour sa vaillance et une grande estocade  par l'un de ses grands représentants de l'époque, le Bilbaino Martin Agüero.
   On le voit, les années 20 du siècle dernier sont pour la corrida des années passionnantes. Celles où un changement radical s'est imposé dans les valeurs taurines et les goûts du public. La corrida que nous connaissons aujourd'hui, avec toutes les nuances qui la composent, est l'héritage de cette révolution.


Documentaire sur les Sanfermines dans les années 20
   Je mets ici le lien de la page du blog Desolvidar sur laquelle on pourra visionner un documentaire passionnant d'une vingtaine  de minutes constitué d'archives sur les fêtes de Pampelune tournées dans les années 20. Les amoureux de la capitale navarraise trouveront de nombreuses explications complémentaires dans le texte qui accompagne le film et dans le blog en général.
            Desolvidar : Sanfermines 1928 (actualizado)


   
La plaza de toros de Pamplona (rénovée laidement en 1967) a été inaugurée en 1922.

lundi 6 avril 2020

Petit viatique pour temps de coronavirus (3)


   La vidéo taurine a un grave défaut : elle est trop souvent fragmentaire. On y voit la plupart du temps un moment de lidia détaché de son contexte. Or, chaque acte de la lidia est déterminé par ce qui a précédé et détermine ce qui suivra. Et, chaque toro ayant un comportement unique, chaque lidia est un moment unique toujours dépendant de l'intelligence qu'a le torero du comportement du toro et de son évolution. L'intérêt de l'aficionado vient du fait qu'il essaie en permanence de comprendre la relation qui, sous ses yeux, se noue entre torero et toro. C'est pourquoi, sauf défaillance totale de l'un des éléments, nous nous ennuyons rarement aux arènes et y revenons. C'est pourquoi aussi il est bien plus intéressant de voir les images d'une lidia complète, de ce point de vue rien ne vaut la possibilité de visionner des corridas dans leur intégralité - et nombre d'entre nous ont aujourd'hui plus que jamais le temps de le faire!
   Hélas, après quelques recherches infructueuses, j'ai trouvé la toile bien avare en ce domaine. Certes on peut trouver facilement la fameuse corrida du siècle mais je n'ai pas réussi à trouver mes autres "corridas de chevet", à savoir :
- la corrida de beneficencia du 6 juin 1991 (Madrid, toros de Samuel Flores pour Ortega Cano et César Rincon, mano a mano)
- la corrida goyesque du 2 mai 1996 (Madrid, toros de diverses ganaderias, José Miguel Arroyo "Joselito" unico espada)
- la corrida de la feria de Logroño du 23 septembre 2015 (toros de Fuente Ymbro pour Diego Urdiales et Sébastien Castella mano a mano).
   Si des lecteurs plus habiles que moi parviennent à les trouver qu'ils n'hésitent pas à me le faire savoir, j'indiquerai les liens adéquats.

   A défaut de corrida intégrale il est possible de trouver des lidias complètes depuis l'entrée en piste du toro jusqu'à sa mort. De ce point de vue, le site de l'association El Toro de Madrid est une mine. Il met en ligne la lidia de nombreux toros choisis parmi ce qui s'est vu de mieux ces dernières années à Las Ventas.
    Asociación El Toro de Madrid

   Signalons aussi l'initiative du journal digital taurin de la région de Murcie, El Muletazo qui chaque jour a la cinco y media de la tarde nous offre "en direct" une "tarde de toros".

     
       (un trésor de videos) 



   Rappelons toutefois un autre inconvénient, paradoxal, de la vidéo taurine : ne nous montrer que le meilleur de ce qui advient dans une arène et nous faire oublier par là-même que l'aficion est une longue patience. Le grand toro, la faena cumbre sont des moments d'autant plus gratifiants qu'ils surgissent bien souvent à la suite de longues périodes d'attente et de frustration. Puissent  les semaines de confinement que nous vivons actuellement constituer le prélude à bien des jouissances futures ...


















Madrid 1er juin 1982 "la corrida du siècle", une des rares que l'on peut trouver en intégralité sur le net


(à suivre)

samedi 26 janvier 2019

Lectures hivernales

   L'hiver, avec ses journées sinistres qui obligent à se calfeutrer, est propice à la lecture, à toile ouverte, de textes inattendus. Je ne sais quel hasard a placé sous mes yeux celui que je propose ici.
   Attention, c'est du lourd ! On ne lésine pas sur les interprétations sexuelles et psychologiques en tout genre (la corrida a pourtant déjà beaucoup donné de ce côté-là) et ceux à qui cette exégèse décomplexée donne des boutons pourront passer leur chemin sans regret.
   A condition de ne pas en abuser, je trouve, quant à moi, ce type de texte d'un commerce agréable; il possède, en outre, le mérite de montrer que la corrida - beaucoup d'aficionados, englués dans un corrida bashing dépressif, semblent aujourd'hui en douter - est encore au cœur de certaines problématiques contemporaines.

   Agnés Giard, La corrida, miroir de nos amours ?, 11 juillet 2018, blog Les 400 culs.
Il s'agit du compte rendu d' un texte plus complet et plus universitaire de Philippe Combessie publié dans la revue SociologieS de novembre 2017.

      photo Mariam Vázquez

mercredi 25 avril 2018

Adieux à Chulo

   Bernard Pène était un sacré Chulo. Depuis 2010, son blog , tenu au gré de ses états d'âme, de ses coups de cœur, de ses coups de sang, nous distillait, trop parcimonieusement hélas, ses propos d'aficionado avisé (avisé comme peut l'être un bon miura), mais aussi sa connaissance érudite de la guerre civile espagnole, sans oublier sa fascination pour ce pays si extraordinaire pour un européen qu'est Madagascar.
   Pour ceux qui, comme moi, ne l'ont connu que par l'intermédiaire de la toile, il restera, à travers ses écrits, le souvenir d'un homme à la pensée empreinte de droiture et d'intransigeance, de finesse et de compétence.
                                         Adios Chulo!


vendredi 16 mars 2018

Photographie taurine sur internet

   L'apparition de la photographie numérique dans les années 1990, puis le développement de la communication par internet au début du XXIè siècle ont révolutionné la photographie taurine et sa diffusion. On trouve aujourd'hui sur le net de nombreux sites, blogs et autres lieux où les photographes -amateurs aussi bien que professionnels - peuvent montrer au plus grand nombre leurs créations.
   Si la vidéo reste un moyen incontournable de froide connaissance, la photographie taurine, outre ses éventuelles qualités esthétiques, me parait finalement plus vivante en ce qu'elle permet à chacun d'imaginer l'avant et l'après de l'image captée. Sa charge émotive n'en est que plus grande.

   Voici quelques sites de photographie taurine sur la toile :

   • Gascoun e toros   Olivier Viaud
   • Passion Photo Toros et Feria du Sud Ouest   Nicolas Coufffignal
   • Por las rutas del toro  Gorka Azpilicueta  Arsenio Ramirez
   • David Cordero
   • Photographies taurines   Louise 2 Z
   • Tendido sol   Christophe Moratello
   • Michel Volle
   • Photo aficion   William Lucas
   • Laurent Bernède
   • Christian Lamoulie
   • Photaurines
   • Amandine Segot
   • Christine Nuel
   • Romain Tastet
   • Juan Pelegrin
























Une photo peu courante de Cano, grand photographe taurin mort à 103 ans en 2016 et actif quasiment jusqu'à sa mort

vendredi 3 mars 2017

Ecologie et corrida : la vie réelle du toro de combat

 
 L'hostilité envers la corrida fait trop souvent partie des lieux communs véhiculés par le discours des mouvements écologistes politiques d'aujourd'hui. A fort mauvais escient.
   A l'heure où l'on se préoccupe - à juste titre - du sort des animaux élevés et tués industriellement, à l'heure où les documentaires télévisés ou cinématographiques montrant les beautés (et les cruautés) de la vie des bêtes au grand air en arrivent à reprocher à l'homme d'exister, les aficionados ont tout intérêt à témoigner de la réalité de la vie du toro brave au campo.
   On sait que, dans les pays de tradition taurine, des centaines de milliers d'hectares sont préservés et entretenus naturellement grâce à la présence des toros de corrida et que, au sein de ces espaces d'une richesse extraordinaire (biodiversité et tout le tralala), vaches et toros de combat vivent dans des conditions quasi édéniques.
   Le reportage (lien ci-dessous) que j'ai trouvé sur le blog La luz del monte me parait un parfait exemple de ce qu'il faut faire connaitre au public pour l'éclairer sur "les dessous de la corrida".

   Las dehesas del toro bravo, publié le 30 juin 2016 sur le blog La luz del monte.

photos : La luz del monte

lundi 16 janvier 2017

Anniversaire

   Déjà dix ans d' Œil contraire. Pour un blog l'âge de la sénilité. D'autant que sont apparus ces dernières années des modes de communications encore plus rapides, encore plus superficiels, encore plus narcissiques. Mais bon, cahin-caha, je continue ...   pour une raison très simple et très suffisante c'est que je prends du plaisir à le faire. Bien sûr l'exercice a ses pesanteurs et ses difficultés. L'angoisse de la page blanche frappe aussi le modeste blogueur et les atermoiements pour pondre vingt misérables lignes ont leur côté grotesque. Mais cela est indéniablement constitutif du charme de l'écriture. Au passage je note que L'œil contraire rentre dans la catégorie des blogs purement tartempionesques. Je m'explique. Il y a les blogs qui sont le prolongement de l'activité professionnelle de leur auteur qu'il soit journaliste, écrivain ou encore marchand. Et il y a les blogs qui offrent à chacun une possibilité, autrefois impensable, de prendre la parole sans être obligé de montrer ses papiers ou de faire partie d'un quelconque sérail. Chacun c'est monsieur Tout-le-Monde, c'est Tartempion, c'est moi, c'est vous ... Ce fut, il y a plus de dix ans maintenant, une petite révolution.
   Aujourd'hui, le paysage de la blogosphère taurine française est aussi morne qu'une plaine dans la grisaille de l'hiver. Quelques grands anciens (bon pied, bon œil) subsistent, mais beaucoup ont arrêté (provisoirement ?) et aucune nouvelle voix ne se profile à l'horizon.
   Raison de plus pour continuer.


Les deux premiers posts de L'œil contraire :  jeudi 4 janvier 2007
                                                                    vendredi 5 janvier 2007

Mais un regard (déterminé et confiant) vers l'avenir s'impose :






















photo tirée du site de l'UCTL

mercredi 11 février 2015

Toreos (1)

   Toreo classique, toreo moderne, toreo pur, toreo trémendiste, toreo artistique ... On pourrait allonger la liste : baroque, ventajista, rondeño, sévillan ...
   Tous ces qualificatifs disent la richesse de l'art taurin, mais ils nécessitent de prendre parfois le temps de faire le point. Quelle saison plus indiquée pour cela que la fin de l'hiver, avant la reprise de la temporada.
   Je voudrais, pour commencer, signaler deux sites qui prennent un malin plaisir à analyser (photos et vidéos à l'appui) les principales manières de toréer actuelles.

   Sur son site Toreo y Arte, René Philippe Arneodau "Niño de San Rafael", lui même torero practico, découpe au scalpel la technique des principales figures d'aujourd'hui. Il compare toreo moderne et toreo pur et explique pourquoi son cœur penche vers le toreo pur, plus sincère donc plus respectueux de l'éthique de la tauromachie.

Toreo y Arte, Analyses tauromachiques, Technique du toreo


   De son côté, dans son richissime blog La razón incorpórea, José Morente aime bien jouer les iconoclastes. Il se plait à pourfendre les lieux communs, à relever les contradictions, à souligner les incohérences. Ça irrite parfois l'aficionado bienpensant que je suis, nourri au dogme tiopepesque, mais au final ça ouvre l'esprit et me parait donc tout à fait salutaire.

La razón incorpórea, Técnica

mardi 3 décembre 2013

Deck grand cru

On peut savourer un met, un vin; on peut aussi se délecter d'un texte. Éloge de l'aficion, celui qu' Olivier Deck a écrit et que Campos y Ruedos vient de publier fait partie de ceux dont on déguste la justesse et la finesse.
Merci Olivier Deck de si bien dire la dignité de notre aficion.

Olivier Deck   Éloge de l'aficion  Campos y Ruedos

Vincent Van Gogh, arènes d'Arles, 1888, Musée de l'Ermitage

mercredi 27 novembre 2013

Un blog de salubrité publique



   A l'heure où nous subissons une offensive particulièrement violente de la part des groupuscules animalistes, le blog de Vincent Pousson Idées liquides et solides apparait comme un havre d'humanisme et un élément de résistance face au déchainement de tous les intégrismes bienpensants qui pourraient, si l'on n'y prend garde, transformer un jour notre art de vivre (employons sans hésiter les grands mots) en un cauchemar digne du Meilleur des Mondes.
   Lors de l'affaire de la photo de Padilla, Campos y Ruedos avait attiré l' attention  sur ce résident de Barcelone (nobody's perfect) capable de pourfendre l'imbécillité nationaliste (Barcelone : quand la fille de joie devient triste) aussi bien que "l'indécence de la pleurnicherie animaliste" (Ils me gavent, les défenseurs des canards!).
   Mais Vincent Pousson est avant tout un amoureux des vins et de la bonne chère. Ses textes donnent envie de bien manger et d'ouvrir une bonne bouteille ...Je n'ai pas de meilleur compliment à lui faire!

Plop!...C'est la saison du beaujolais nouveau



















En rêvant pour cet été à des finos de luxe



Photos extraites du post Boire de la patience, comprendre l'urgence
  

samedi 1 mai 2010

Campos y Ruedos prend l'alternative

Un site, un blog, des mots qui s'enfuient au premier courant d'air. Continuent-ils d'exister après que nous les avons lus? Et dans dix ans, dans cinquante ans? Quand il suffit d'un nuage de poussière pour paralyser tous les aéroports européens!
Alors cette transmutation en encre et papier, sous forme d'un magnifique ouvrage édité par Atelier BAIE, fait figure de passage à un échelon supérieur. Une prise d'alternative en quelque sorte. On peut maintenant toucher leurs mots, leurs photos, feuilleter, transporter, lire dans son fauteuil, sur sa chaise longue. Et puis, ce livre, on peut le ranger dans sa bibliothèque. On sait que dans six mois, un an, dix ans, il sera toujours là. On se sent rassuré. Et par les temps qui courent on a besoin d'être rassuré.
Parce que les mots et les images des gens de Campos y Ruedos c'est pas rien. Il y a mille tonnes d'aficion et autant de caste, de la bonne, de la mauvaise aussi, de celle qui emmerde les taurinos mais fait sortir les aficionados de leur torpeur. Et en prime du talent pour écrire.

Il y a aussi l'affirmation d'une éthique de la corrida exprimée dans des textes de fond qui sont autant de manifestes allant à l'encontre de la corrida standardisée et triomphaliste que les marchands de tauromachie délavée voudraient nous faire avaler.
Car, pour les rédacteurs de Campos y Ruedos, l'essence même de la corrida c'est le combat. Donc ça saigne, ça fait peur (Au armes de Jérôme Pradet). Un toro, ça doit être puissant dans les trois tercios (En réponse aux abolitionnistes de François Bruschet, La bravoure intégrale de Thomas Thuriès). Elle est aussi une quête, celle d'élevages qui sortent des sentiers battus : encastes, trapios, comportements différents; avec les aleas que cela suppose et qu'il faut savoir accepter (Plaidoyer pour la liberté de choix et la diversité de Yannick Olivier, Les Palha? Au musée! de François Bruschet).
Et cela ne les empêche pas d'aimer les toreros. Nimeño II, Luis Francisco Esplá, César Rincón, José Tomás, El Cid y sont aussi à l'honneur.
Une alternative réussie.








Ce que j'ai bien aimé dans cette couverture c'est, en haut à droite, le 01 annonciateur de plaisirs renouvelés...

samedi 6 décembre 2008

Nouveaux blogs

J'avais répertorié en début d'année les blogs taurins existant en langue française. Il se trouve que 2008 a été une année faste pour la blogosphère taurine puisque de nombreuses naissances ont eu lieu.
J'ai déjà dit un mot sur les poétiques pinchos del ciego de Ludo.
Voici les autres dans l'ordre chronologique d'apparition :
Il convient d'ajouter à tous ces mots ceux d'Olivier Deck dans son Carnet Taurin.
Longue vie à tous...

lundi 8 septembre 2008

Dax : corrida de Victoriano del Rio

Les faits
Desgarbado, né en juillet 2004 dans l'élevage de Victoriano del Rio, au poids annoncé de 486 kg et sorti en sixième position, a été gracié. Le toro, d'apparence juvénile (anovillado), d'armure discrète mais astifina, avait pris une demi-pique au premier tiers (hampe relevée très vite par le picador à la demande du matador puis demande acceptée de changement de tiers). Le toro a quitté le cheval sans difficulté. Au deuxième tiers, il accourut sans problème vers les banderilleros. Il chargea ensuite sans discontinuer la muleta de Miguel Angel Perera pendant près d'un quart d'heure avec une noblesse inlassable.

Mon avis
Aucun toro n'ayant pris qu'une demi-pique n'est digne d'être indulté.
La noblesse du toro a été exceptionnelle, vive, codiciosa, sans doute favorisée par la manière de toréer de Miguel Angel Perera. Mais au-delà d'une certaine limite la noblesse confine à la niaiserie et ce qui était qualité a fini par m'apparaître défaut. Se faire berner pendant un quart d'heure sans esquisser le moindre signe de révolte ne me paraît pas symboliser la grandeur du toro de combat. C'est sans doute être brave mais dans le sens que l'on utilise pour dire de quelqu'un qu'il est bien brave, c'est à dire un peu con. De bien braves gens aussi ceux qui pendant cinq minutes d'hystérie collective ont demandé et obtenu l'indulto de Desgarbado.

La faena de Miguel Angel Perera
Par son aguante exceptionnel et l'harmonie de sa muleta (pratiquement pas d'accrochage) Miguel Angel Perera a su se mettre au diapason de la noblesse du toro. La faena a surtout valu par ses enchaînements parfois virtuoses qui ont porté le public au rouge vif. Mais dans le toreo fondamental elle est restée plus ordinaire. Le torero a parfois abusé du pico lors de ses longues séries de derechazos et il ne s'est pas éternisé avec la main gauche.

Une faena de Morante
A l'opposé et tout à fait passionnant fut ce qui s'est passé au cinquième. Sur la corne droite le toro a une charge puissante et il la termine par un violent coup de tête vers le haut, il saute même parfois carrément dans la muleta de Morante. Celui-ci se bat, insiste, se fait accrocher le tissus, visite la moitié du ruedo mais il a de précieux moments d'intense et pur toreo.


PS : à lire absolument, dans Campos y Ruedos, le texte sublime de Xavier Klein, De la piètre trivialité d'une journée historique.

jeudi 3 juillet 2008

Après la novillada de Roquefort

Voilà une novillada qui aura fait couler beaucoup d'encre (si l'on peut dire car sur internet qu'est-ce qui pourrait couler? la sueur au bout des doigts? l'expression reste à inventer).
C'est tout le charme de la tauromachie de susciter ce genre de discussions qui, vues de l'extérieur, doivent sembler bien byzantines. Et c'est tout l'intérêt d'internet de permettre l'expression de ces opinions. Laurent Larrieu dans Campos y Ruedos livre
une analyse intelligente qui remet, il me semble, les choses à leur juste place. La lecture de ce texte est intéressante à plus d'un titre et notamment pour ce qu'il ne dit pas par des mots mais apparaît pourtant,en creux, comme une évidence. A savoir : si l'on n'accepte pas de voir lidier ces petits novillos aux armures discrètes ça veut dire qu'il faut envoyer pères et mères à l'abattoir, ça veut dire que l'on met en danger de mort un encaste, celui de santa coloma. Au moment où les aficionados se plaignent de l'impérialisme du sang domecq et où, essentiellement grâce aux élevages de La Quinta et de Bucaré, le sang buendía santacoloma est en train de sortir d'un bache profond, ce ne serait pas le moindre des paradoxes. N'oublions pas que la ganaderia de Joaquin Buendía a complètement périclité pour avoir voulu, dans les années 80, suivre la mode du toro grand et cornalon. Il sera à cet égard intéressant de voir le jeu que donneront les toros de La Quinta à Bilbao pour la feria. Il paraît qu'ils ont muchos pitones. Personnellement, je reste sur la déception du lot qui y fut lidié il y a deux ans, irréprochable de présentation mais faible et de mala casta. On le voit, rien n'est simple dans le monde des toros.
Quant aux Roquefortois, ils devraient retomber sur leurs pieds pour le 15 août avec un lot de Gallon que la rumeur annonce con cuajo y pitones. Ce sera du domecq, bien sûr.

vendredi 23 mai 2008

Un nouveau blog : Los pinchos del ciego

Dans un texte du 17 janvier dernier, je tentais de recenser les différents blogs taurins français et regrettais qu'ils ne soient pas plus nombreux. En voici un nouveau : Los pinchos del ciego par Ludo. Un blog littéraire, taurin et de cante jondo. Un blog con duende, placé sous le signe de la poésie.

"Tu fermeras l'œil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou..."

Ces vers de Rimbaud correspondent assez bien à ce que je ressens à la lecture de ce nouveau blog.
En espérant que le travail accompli n'empêchera pas Ludo de continuer à pincher dans les blogs des autres car ses propos y sont toujours précieux.


jeudi 17 janvier 2008

Liste des blogs taurins français

On le voit, la blogosphère française est peu fournie et ne demande qu'à se développer. Certes le collectif Campos y Ruedos, par sa qualité et sa quantité (400 textes en 2007), est un monument d'une grande richesse. Mais, du côté de Béziers, le petit moulin a cessé de tourner. Toutefois il est réconfortant de constater qu'il existe, sur skyblog, de nombreux blogs de jeunes qui s'intéressent aux toros. Celui de Florent en est le témoignage le plus accompli. On peut, en surfant à partir de son blog, découvrir toute une mouvance taurine dont j'ai renoncé à faire l'inventaire tant elle est foisonnante et parfois éphémère.
Je n'ai pris en compte dans ma liste que les blogs dont la corrida constitue le sujet principal. Mais il en existe quelques uns dont elle est un élément occasionnel non négligeable. Par exemple celui d'Alain Truong ou le tout nouveau Chauché- écrit.

dimanche 28 janvier 2007

Commentaires sur la liste des liens taurins

Parmi les sites d'information taurine en langue espagnole Burladerodos n'est pas le plus complet mais il est, de loin, le plus intéressant.
Le site Terre de toros, uniquement axé sur les élevages, est sans aucun doute le meilleur site taurin de l'univers.
Las Ventas est certes le site officiel de l'empresa de Madrid, mais ses compte-rendus ne sont pas de complaisance et la couverture photographique est remarquable tout au long de la temporada.
On peut trouver sur le site de Victorino Martin les photos des toros sélectionnés pour chaque arène, les commentaires des éleveurs sur chacune de leur course et même une reseña de toutes les corridas depuis le rachat du fer en 1961.
En ce qui concerne les blogs, on trouvera une liste très fournie ( blogs en français compris ) sur les sites Tauroprensa et Taurofilia. Enfin, je vois rarement mentionné le site, pourtant très intéressant, Pétalos de aceros.

jeudi 4 janvier 2007

Quelques bonnes raisons

de ne pas créer un blog :
- un de plus
- ai- je réellement quelque chose à dire ?
- rien ne m'énerve plus que l'informatique
- est- ce que ça peut vraiment intéresser quelqu'un ?
- je n'ai déjà pas le temps de faire tout ce que je voudrais
- ça va servir de support à de la pub
- au début on est tout feu tout flamme et puis on s'étiole
- parler aux étoiles est plus beau
- toutes les conneries que je vais écrire !

de créer un blog :- internet est un réel moyen d'expression et de communication
- plus on est de fous plus on rigole
- des blogs taurins finalement il n'y en a pas tant que ça
- avoir peut-être deux ou trois lecteurs intéressés
- se dire qu'on peut être lu à Zanzibar ou en Papouasie
- s'exprimer ça ne peut que faire du bien
- je ne suis pas bavard
- me gustan los toros