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Croquis de la fête taurine (poèmes 17)
mardi 23 juillet 2024
Impressions sur la feria montoise (2)
mardi 25 juillet 2023
Mont-de-Marsan 2023 (suite)
mardi 7 mars 2023
Mont-de-Marsan, les cartels de la Madeleine 2023
jeudi 17 septembre 2020
Miettes
La crise du coronavirus a réduit les activités sociales et culturelles à si peu de choses que l'aficionado a los toros a dû se résoudre à picorer quelques miettes ici ou là. Pour votre serviteur, à ce jour, quatre spectacles dont deux vus à la télé.
Dimanche 19 juillet Avila corrida vue sur CMM (Castilla La Mancha Media)
Les toros d'Adolfo Martin laissent une très bonne impression et permettent aux trois matadors (Octavio Chacon, Morenito de Aranda, Gomez del Pilar) de montrer leur valeur, en particulier del Pilar en net progrès, m'a-t-il semblé. Plusieurs des Adolfo lidiés ce jour étaient prévus pour Mont-de-Marsan, ce qui me donne l'occasion de déplorer la pusillanimité (en langage taurin macho : le manque de cojones) des responsables montois, incapables d'organiser le moindre spectacle taurin au Plumaçon cette année.
Dimanche 30 août Añover de Tajo corrida vue sur CMM
Les toros portugais de Murteira Grave constituent une excellente surprise. Puissants, nerveux, mobiles, ils se partagent entre trois mansos difficiles et trois braves offrant de belles possibilités. Sergio Serrano est étonnamment calme malgré son peu de pratique. Juan Leal passe largement à côté du sujet. Il accumule les erreurs : faena interminable au 2, puis il ne fait pas assez piquer le 5, un dur à cuire. Ce garçon est-il bien conseillé ? José Garrido torée remarquablement de cape et triomphe avec le bon sixième.
Mardi 1 septembre Vieux-Boucau course landaise mixte
A partir de la mi-juillet les arènes de Vieux-Boucau ont donné deux fois par semaine, comme chaque été, leurs traditionnelles courses mixtes destinées aux touristes. Course landaise en première partie, jeux taurins pour amateurs ensuite. L'enthousiasme du public tout au long du spectacle faisait plaisir à voir. Ce jour, devant les vaches de Dargelos (choisies parmi les plus faciles, comme il se doit pour ce genre de course), la cuadrilla Lilian Garanx, composée de vieilles gloires et de jeunes promesses, donna le meilleur d'elle-même.
Dimanche 13 septembre Captieux fiesta campera
La Coordination des Associations Taurines de la Gironde avait organisé cette fiesta campera afin de ne pas laisser la Gironde, pointe septentrionale de la géographie taurine, sans toro après l'annulation au printemps de la novillada de Captieux et de la corrida de La Brède. Une situation exceptionnelle qui valait bien un soutien malgré le peu d'intérêt que présente à mes yeux ce type de spectacle taurin.
Le premier novillo buvait le leurre et Julien Lescarret, silhouette inchangée, buvait du petit lait en le toréant ... jusqu'à l'estocade qui fut malheureuse.
Clemente m'avait séduit il y a quelques années de cela alors qu'il débutait en novillada piquée dans ces mêmes arènes. Il est aujourd'hui matador de toros et, face à un novillo pastueño à l'extrême, il a pu montrer toutes ses qualités : un toreo con arte et temple basé sur un répertoire varié. A lui de ne pas laisser échapper les opportunités - quelles qu'elles soient - qui, on l'espère, ne manqueront pas de se présenter.
Clément Hargous, novillero débutant, fit preuve d'autorité avec la main droite et laissa la meilleure estocade de la matinée.
Les qualités de noblesse des novillos de Jean François Majesté ''La Espera" (origine domecq) étaient tout à fait adaptées au spectacle de ce jour, mais attention, sans le soutien d'un poder plus important ce genre de bétail, on ne le sait que trop, génère bien souvent l'ennui.
Puisque cette journée était placée sous le signe de l'aficion girondine et des toreros girondins, je voudrais évoquer le meilleur d'entre eux. José Cubero ''Yiyo'' aurait eu 56 ans cette année et le maestro prestigieux qu'il serait devenu aurait pu honorer de sa présence cette journée si le 30 août 1985, à Colmenar Viejo, Burlero de Marcos Nuñez n'en avait décidé autrement. Grandeur et tragédie de la tauromachie. A quelques encablures de l'ancienne ganaderia d'Angel Ruiz où il donna ses premières passes, l'esprit du Yiyo dominait cette journée.
lundi 2 juin 2014
Novillada de Captieux : un roi pour un roi
Les novillos de EL TAJO LA REINA, de présentation correcte, ont fait preuve de bravoure sous 9 piques et de noblesse à la muleta. Plus délicat le lot de CLEMENTE avec un premier adversaire retors et orienté (son nord indiquait clairement la taleguilla du Bordelais) et un second (le plus fort de l'encierro) dont la charge tournera vite à la soseria.
Pour CLEMENTE les années se suivent et ne se ressemblent pas. Il avait fait ici-même l'an dernier sa présentation en novillada piquée dans une tarde euphorique. Il connut en revanche cet après-midi une tarde de douleur, véritable chemin de croix. Un méchant accrochage lors d'un quite par chicuelinas à son premier le laissa complètement KO sur le sable capsylvain. Moment d'angoisse pour tout le public que ce corps inerte ramené à la barrière. Peu à peu le jeune Bordelais reprendra ses esprits mais il portera durant toute la tarde les séquelles physiques et mentales de la cogida. Les épreuves ont ceci de positif qu'elles révèlent une personnalité. Et CLEMENTE, dans le combat obstiné qu'il mena au troisième tiers face à ce novillo qui ne pensait qu'à l'envoyer ad patres, montra qu'il possédait ce grain de folie supplémentaire nécessaire pour espérer réussir dans la voie qu'il a choisie.
Fernando REY, qui avait laissé de bons souvenirs dans la région en novillada non piquée, se montra aujourd'hui basto et sans temple. Un roi dépassé. Sauvons de son actuation un quite réussi par zapopinas.
Le jour favorable était pour le Péruvien Andrés ROCA REY, aux allures de jeune prince dans son magnifique costume bleu roi. Bien que débutant con los del castoreño, il fit preuve de maturité, mais aussi d'élégance, dans un toreo moderniste, final encimiste compris, semblant plus à son aise à droite qu'à gauche, avec estoconazo final (une oreille, deux oreilles). Un roi moderne pour une génération plus jeune ... mais quel sera son avenir?
Andrés Roca Rey (photo Velonero)
lundi 10 mars 2014
Samadet : ouverture heureuse
Le señor Garcia Palacios a récemment vendu l'élevage historique de Concha y Sierra à Jean-Luc Couturier. Il continue toutefois son activité d'éleveur de bravos avec ses ALBARREAL, un fer moins prestigieux couvrant un bétail d'origine domecq. Son envoi du jour fut marqué par la bonne caste des novillos. Caste hélas tempérée par la faiblesse de pattes de certains éléments (en particulier le premier). Il prirent 7 piques avec hargne et l'on aurait aimé voir certains d'entre eux mis en suerte une nouvelle fois. Le président, hélas, en décida autrement. Tous galopèrent con alegria vers les leurres avec mention pour le quatrième. Le 3 (seul manso) et les 5 et 6 sans être des barrabas n'étaient pas des sœurs de charité.
Francisco José ESPADA (silence - une oreille) donna beaucoup de passes mais trouva rarement le bon tempo.
Alvaro LORENZO (une oreille - salut) eut du mal à lier les passes.
Deux novilleros certes honorables mais dont la personnalité, en cette après-midi, ne sautait pas aux yeux.
Il en va tout autrement de CLEMENTE. Planta torera, sitio, classe. Tout ce qu'il fait respire le torero. Et comme en plus il alla au charbon quand il fallait y aller (fin de faena au 6) et en termine par deux estoconazos, le triomphe sera important (une oreille - deux oreilles).
Trois-quart d'arène et l'envie d'y retourner.
Prochaine novillada dans la région : Garlin dimanche 13 avril avec des novillos de Pedraza de Yeltes.
lundi 3 juin 2013
Novillada de Captieux : hay torero
Un cartel attrayant, le retour du soleil et une manifestation annoncée des anti-corridas avaient contribué à remplir les (modestes) arènes capsylvaines.
Disons-le tout net, pour ses débuts en novillada piquée, Clemente a fait une grosse impression. Il a montré des qualités inattendues à ce stade d'une carrière : placement sûr, capacité à templer et à enchaîner les passes. Le tout au service d'un toreo classique et pur, celui qui exerce son emprise sur l'animal avec un minimum d'effet. Si l'on rajoute des détails très toreros comme ce début de faena par aidées hautes en gagnant du terrain sur l'adversaire ou ce trincherazo à faire rugir Séville on se dit qu'il faut revoir au plus vite le jeune Bordelais... pour s'assurer que l'on n'a pas rêvé.
Roman se montra volontaire mais se fit souvent accrocher la muleta.
Posada de Maravillas n'eut rien ce jour de la merveille annoncée. Torero de postura sans le moindre mando, il gaspilla deux novillos qui offraient leurs oreilles.
La novillada de Vicente Ruiz : une mansada très mobile et très noble, idéale pour des novilleros débutants.


