Mardi 22 septembre 2026 Mejorada del Campo (Madrid)
très beau temps
media entrada
Six novillos de Pedraza de Yeltes (6 piques, 1 chute) nobles, le quatrième Resistidor, indulté pour Cristian Gonzalez (silence, vuelta), Mario Vilau (deux oreilles, une oreille) et Felipe San Roman (silence, vuelta).
La plaza de toros de Mejorada del Campo est une ancienne arène portative installée à demeure à laquelle on a rajouté les dépendances nécessaires. La demi-entrée est classique : lleno à l'ombre et personne au soleil. Soleil qui, n'en doutons pas, va continuer dans l'avenir à s'en donner à cœur joie quand on considère que, durant la funcion, au moins une centaine d'avions est passée au-dessus de nos têtes. La décarbonation n'est pas pour demain ! Heureusement ils volent ici suffisamment haut pour ne pas trop perturber la vie des habitants et le spectacle des toros, et, hormis le visiteur de passage, personne n'y prête attention.
Mais venons-en à l'évènement de l'après-midi : l'indulto d'un novillo de Pedraza de Yeltes. Resistidor a poussé d'une corne, assez longuement, sous une pique unique en soulevant le cheval. Au troisième tiers, il fit preuve d'une noblesse exquise, toute de douceur, plongeant la tête sur les deux bords dans la muleta de Cristian Gonzalez. Cette franchise sans aspérité fut remarquablement mise à profit par le torero qui réalisa une faena artistique avec de précieuses aidées par le bas pour paraphe. La demande d'indulto partit du callejon, gagna peu à peu le public puis le président qui abdiqua assez rapidement. Rajoutons que le physique du novillo est loin d'être avantageux : bien roulé certes mais des cornes basses, courtes et rentrant vers l'intérieur. Pas idéal pour faire un semental !
Les pedrazas de ce jour, après une forte pique prise avec ténacité, gardèrent tous leur mobilité au troisième tiers ce qui constitue un motif de satisfaction quand on sait le nombre de toros ou de novillos du même élevage que l'on a vus ces derniers temps complètement figés après les piques.
Outre Cristian Gonzalez, le Catalan Mario Vilau en profita pour montrer ses grandes qualités : maîtrise des charges de ses adversaires, séries limpias terminées par de longs pechos, estocades engagées, le tout lui valant deux puis une oreilles.
Felipe San Roman est moins intéressant, il abuse du pico et des tracés vers l'extérieur.
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