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mercredi 25 décembre 2024

Quelques photos de la temporada 2024

 
   Trois novilleros qui suscitent des espoirs : Jarocho et Marco Perez (à Toro), Aaron Palacio (à Garlin)
 

 




Diego Urdiales, désormais telonero de luxe, a connu une temporada des plus discrètes ; mais il reste un maître du classicisme. La photo de cette demi-véronique ne trompe pas. Almazan, 31 août.



Toro de Margé à La Brède. Dans beaucoup d'arènes françaises dites de première catégorie on a hélas vu des animaux très inférieurs en trapío à celui-ci, surtout lorsque les figures sont au cartel.
 

 



lundi 22 juillet 2024

Impressions sur la feria montoise (1)

 
   Mercredi pour la première corrida, la tarde débute par une Marseillaise incongrue. Cette multiplication d'hymnes nationaux (c'est la même chose en Espagne) me semble surtout témoigner de pays qui cherchent à se rassurer sur leur existence. Le chant guerrier est suivi d'une étonnante séance d'arrosage, sans doute pour laver le sang impur.
   Les toros étaient annoncés du Puerto de San Lorenzo mais seuls les deux premiers sont de ce fer et donc d'encaste Atanasio - Lisardo, les autres sont des domecqs de la Ventana del Puerto des mêmes propiétaires. Pourquoi pas ? mais encore eut-il fallu que l'affiche le précisât, sans quoi on peut parler de tromperie. Que dirait-on, par exemple si l'on remplaçait un torero artiste du niveau de Morante par un sin sabor comme Alejandro Talavante alors que Pablo Aguado ou Juan Ortega, autres artistes incomparables, ne toréent pas ce jour ?
   Pour être assidu aux corridas de La Brède, modeste arène portative, je peux affirmer que les toros y sont en général bien mieux présentés que ceux lidiés ce jour au Plumaçon, arène de première catégorie, faut-il le préciser. Cherchez l'erreur !
   Tous de format très réduit, rondouillards (acochinados), irréguliers d'armure, et ce manque de physique en parfaite concordance avec un manque de fond qui les rendait fades et ennuyeux, même si certains ont pris les piques honorablement.
   Pas de chance, l'accablant Madrilène touche les deux seuls bichos à peu près potables, notamment le premier, un toro en sucre candy, sans doute un des rares de la camade San Lorenzo à ne pas s'enfuir à la vue des leurres.
   Daniel Luque, habituellement capable de transformer le plomb en or, n'a pu cette fois passer la rampe devant ses deux ectoplasmes.
   Quant à Dorian Canton, pétri de qualités, il va falloir qu'il se penche sérieusement sur sa manière de tuer.


   Jeudi, la deuxième corrida pour vedettes n'a pas vraiment relevé le niveau de la première, c'est le moins qu'on puisse dire. Ces courses constituent un pensum pour l'aficionado et une déception pour le grand public. Le lot de Victoriano del Rio était clairement un lot de rebut : des cinqueños sans trapío et, pour certains, aux cornes douteuses. En clair, les invendables de la saison dernière ... On espère qu'au moins ils n'auront pas coûté cher aux organisateurs.
   Le cinquième fut le seul à sortir du lot. Il se montra actif sur la première pique, vint facilement mais n'insista pas sous la seconde puis fit l'avion sur les deux cornes au troisième tiers, avec cependant une charge manquant de chispa. Gines Marin composa une bonne faena, templée, complète, portant sur le public. On pourra toutefois lui reprocher un placement souvent fuera de cacho. Oreille après pinchazo et estoconazo et premier succès de la feria.
   Sébastien Castella débuta par une longue suite de véroniques très ajustées, puis, face à des adversaires d'une grande fadeur, il dut user du toreo de proximité, qu'il maîtrise parfaitement, pour intéresser le public. Le Biterrois semble en ce moment en grande délicatesse avec la rapière.
   Yon Lamothe, présent dans les quites, montra de la verdeur et de l'insécurité, chose normale pour un matador qui torée sa première corrida de l'année. L'épreuve était d'importance et le sorteo ne lui fut pas favorable, en particulier avec le sixième, un manso comme la ganaderia en produit de plus en plus, qui aurait mis en difficulté de plus expérimentés que lui.
   Comme hier, bronca finale aux organisateurs.


   Vendredi, c'est la corrida concours et l'on pense en avoir fini avec la médiocrité des corridas commerciales des jours précédents. Mais la mayonnaise n'a pas pris, le public n'était pas prêt à accepter l'énorme disparité de trapío et de comportement entre les toros. Deux toracos impressionnants ( Saltillo,  Yonnet). Deux petits (Peñajara, Flor de Jara), une partie du public s'acharne contre le Peñajara, bien fait mais minuscule, le climat est malsain. Auparavant les cornes en pinceau du Dolores Aguirre avaient déjà mis le feu aux poudres. A ce stade, la concours est déjà morte et enterrée. Pour comble de malchance, le magnifique Yonnet qui termine la course se révèle invalide total.
   Nonobstant, il y eut un grand moment, à vrai dire impertinent dans une corrida concours : une grande faena devant un toro de troisième tiers. Morenito de Aranda a donné des muletazos sublimes à Capuchero de Flor de Jara qui portait au bout de ses cornes toutes les qualités de plusieurs générations de l'encaste buendia santacoloma. Ce fut un moment de précieuse beauté.
  Autre moment d'une émotion toute différente parce que relevant davantage du tremendisme, mais toute aussi taurine, lorsque Alberto Lamelas donne au toraco de Yonnet quatre largas de rodilla successives dont la première a porta gayola, manquant de peu chaque fois de se faire décapiter. Cet homme est fou ! Non, il est torero...

dimanche 23 juin 2024

Corrida de La Brède 2024


 
 
   Encore une corrida donnée sous la pluie en cet arrosé début de temporada 2024. Une sorte de sirimiri a commencé à tomber à partir du troisième toro, donnant aux légères ondulations des terres de Graves des airs de coteaux basques.
   C'est toujours un plaisir de voir sortir des corrals (ici un vulgaire camion) les toros de Robert Margé. Ils sont beaux, de cette beauté que l'on nomme trapío en langage taurin, et cherchent la bagarre, cognant à tout-va et mettant parfois à mal la brinquebalante plaza portative. Si l'on peut regretter des premiers tercios discrets (9 piques), le fond de caste des Audois donna du relief à la tarde. Il y eut des toros sérieux et encastés (Malbec et Cabernet), le lot d'Uceda Leal. D'autres plus malléables (Verdot et Sémillon), le lot d'Adriano. Ceux, enfin, qui ne donnèrent pas tout ce qu'ils semblaient promettre (Beaucaillou et Merlot), le lot de Dorian Canton. Les toros, comme les cépages, ont leur personnalité.
   Mais il faut revenir sur la lidia de Sémillon, cinquième toro de l'après-midi. Une annonce au micro nous informe qu'il s'agit du toro de réserve et qu'il sortira en lieu et place du titulaire (Sauvignon), celui-ci s'étant cassé une corne dans le camion. Il s'avéra dès les passes de réception à la cape (deux farols et véroniques) que le toro était invalide du train avant. On n'avait d'autre choix que de le lidier, ce que l'on fit à l'économie durant les deux premiers tiers. Mais, contre toute attente, malgré sa réelle invalidité, le toro fit preuve au troisième tiers d'une charge longue et inépuisable, émouvant témoignage de sa grande caste.  
   Adrien Salenc "Adriano" (oreille, oreille) est à ranger dans la catégorie des toros de l'alegria, si indispensables dans nos ruedos. Son répertoire varié fut intelligemment adapté à ses deux adversaires (et en particulier dans son trasteo à Sémillon). Bonne tarde pour le Nîmois que l'on reverra avec plaisir.
   Dorian Canton se situe, lui, à l'opposé. C'est un classique qui va même parfois jusqu'à cultiver une veine tragique. Il cherche le toreo pur et parfois le trouve, en particulier sur la droite à ses deux adversaires. Sa première épée largement trasera fut suivie d'un désastre au descabello, le toro se couvrant (silence). Une entière au dernier lui valut une oreille récompensant le mérite de celui qui, malgré les points de suture de la cornada de espejo reçue la semaine dernière à Aire-sur-Adour, sut toréer avec sa sincérité habituelle.
   Uceda Leal ne connut pas une tarde de tout repos. Il affronta deux magnifiques castaños, imposants, encastés, devant lesquels il valait mieux ne pas commettre d'erreur. Malgré son professionnalisme, il fut vilainement pris par le premier. Après un pinchazo, le Madrilène fut poursuivi, renversé puis repris au sol, la corne le soulevant par la chaquetilla. La tragédie n'était pas loin. Vuelta por su cuenta, salut.
 



  
  

vendredi 3 mai 2024

Toros en Gironde

 
 
Dimanche 2 juin 2024
 
11h   novillada non piquée
La Espera
Leo Pallatier - Julio Mendez
 
17h   novillada
Jalabert - La Golosina
Jarocho - Tristan Barroso - Tomas Bastos
 
 

 


Samedi 22 juin 2024

18h   corrida
Robert Margé
Uceda Leal - Adrien Salenc "Adriano" - Dorian Canton
 
 

 


dimanche 25 juin 2023

Corrida de La Brède 2023

 
   Après Captieux dont la novillada a eu lieu le dimanche 4 juin (et a pâti de la caste médiocre des Alcurrucén) c'était au tour de La Brède de donner en ce samedi 24 juin et avec une belle affluence, le deuxième spectacle taurin du département de la Gironde. La plaza de la cité de Montesqieu a deux particularités : celle d'être la plus septentrionale du monde taurin et celle de voir chacune de ses corridas précédée par un discours de son maire. Avec les péripéties de l'automne dernier, Michel Dufranc, avocat de son état, avait cette année de quoi alimenter son éloquence, ce dont il ne se priva pas. Puis ce fut au tour de l'orchestre de jouer une belle chanson d'amour suivie d'un chant guerrier et raciste. La corrida pouvait commencer. 
 


   Les manifestations anti-taurines ont pris à La Brède une forme peu conventionnelle mais très efficace. Celle de la musique agressive de la fête foraine toute proche à laquelle s'ajoute l'ombre d'une machine infernale portée sur le ruedo qui tourne et perturbe la lidia. Insupportable !
 

   Minos, troisième toro de Margé, le plus beau de l'après-midi dans un ensemble inégal. Le quatrième, Seigneur, fut honoré d'une vuelta posthume pour son émouvante résistance à la mort, bouche fermée jusqu'à la dernière seconde. Tous manquèrent de poder (six piques), de charge vive les quatre premiers, mansos les deux derniers.
 

Avec trois oreilles coupées, le Bordelais Clément Dubecq ''Clemente'' fut le triomphateur numérique de la tarde.
 
 
   Par son élégance et son temple, El Rafi (une oreille, une oreille) laissa une excellente impression à son premier adversaire.
 
 
 
   Maxime Solera (une oreille, silence) tua avec efficacité et rapidité. C'est nouveau pour lui et constitue si cela se confirme un réel progrès.
 
 
   À la veille du mano a mano de Saintsever, Sébastien Castella était présent sur les gradins avec son équipe. Ils avaient trouvé un endroit ombragé et discret, ce qui n'empêcha pas, outre deux brindis, la ronde des salutations et des sollicitations. Le hasard m'avait placé tout près de lui mais je gardais pour moi l'admiration que je lui porte. Héros, prière de ne pas déranger !
 

 
 




  


dimanche 22 mai 2022

Le retour des toros en Gironde

    Après les affolements covidiens qui ont conduit à deux années sans festejos majeurs, le mois de juin verra le retour à une situation normale en Gironde avec les traditionnelles novilladas et corridas de Captieux et de La Brède.

 

     Captieux

Dimanche 12 juin
17h   novillada
Alcurrucén
Yon Lamothe - Jorge Molina - Cristian Parejo

 

 
     La Brède 

Samedi 25 juin 
11h30  novillada sans picadors
Alma Serena - La Espera
Juanito - Cristiano Torres

18h   corrida
Fuente Ymbro
Curro Diaz - Juan Leal - Dorian Canton
 






mardi 30 mars 2021

1961 : la dernière temporada des arènes de Bordeaux-Bouscat (fin)

 

 
Dimanche 9 juillet 1961      dernière course aux arènes de Bordeaux-Bouscat
Six novillos de Prieto de la Cal pour Jesus Sanchez Jimenez, Tomas Sanchez Jimenez et Alfredo Sanchez 

   Personne ne le sait encore mais cette novillada sera le dernier spectacle qui se donnera dans ces arènes.
   L'empresa continue dans la note sérieuse qui a été la sienne depuis le début de la temporada avec la présentation à Bordeaux des veraguas de Prieto de la Cal. Présentation réussie puisque les novillos seront applaudis à l'arrastre après avoir fait preuve d'une bravoure pleine d'aspérités.
   Les frères Sanchez Jimenez brillent aux banderilles mais ils sont débordés par l'allant et la combativité des novillos. Le triomphateur sera Alfredo Sanchez qui coupe une oreille de chacun de ses novillos et se signale lui-aussi dans la pose des fuseaux en particulier en deux belles paires al quiebro.

   La tragédie survient une fois le spectacle terminé lorsque les spectateurs quittent leur place pour se diriger vers la sortie. Un escalier des gradins supérieurs s'effondre. On relèvera six blessés parmi lesquels Maria Escarret, habitant à Caudéran, succombera trois jours plus tard à l'hôpital Saint-André.
   Dans les mois qui suivent plusieurs commissions d'enquête concluront toutes à l'extrême dangerosité de l'édifice dont la structure en béton armé se trouve fortement dégradée. La tenue de spectacles est interdite. Il faudrait pour remédier aux problèmes engager des frais (rénovation  totale ou démolition suivie d'une reconstruction) qui dépassent largement les possibilités de l'unique propriétaire monsieur Emile Lataste.
   Pour la première fois depuis 1895, après soixante-sept ans d'activité tauromachique (excepté en temps de guerre) il n'y aura pas de temporada taurine à Bordeaux. Et il faudra attendre vingt-six ans avant que, le 25 octobre 1987, les arènes de Floirac renouent avec la tradition taurine bordelaise.

  Terminons sur une anecdote  tirée du livre de Briscadieu. Il restait dans les corrals de la plaza un sobrero (non identifié). Après qu'il fut clair qu'il n'y aurait plus de spectacle dans les arènes, celui-ci fut lidié secrètement en 1962 devant un petit comité d'aficionados. C'est l'un des frères Sanchez Jimenez qui avait participé à la dernière novillada de juillet 1961 qui officia. Ce toro anonyme est donc le dernier à avoir combattu sur le sable des arènes du Bouscat. Ainsi se bouclait un cycle débuté le 8 juin 1921 avec la lidia de Jabonero, un toro manso de Graciliano Perez Tabernero banderillé à feu qu'expédia ad patres le Mexicain Luis Freg.

   Aujourd'hui, après le riche intermède de Floirac (1987-2006), Bordeaux possède plusieurs clubs taurins en activité et le département de la Gironde, zone la plus septentrionale de la planète des toros, maintient la tradition taurine avec deux arènes secondaires mais bien vivantes : La Brède située dans l'aire urbaine bordelaise, et Captieux aux portes de la forêt landaise.


Sources :
Antoine Briscadieu, Bordeaux capitale tauromachique, UBTF, 2021
Auguste Lafront "Paco Tolosa", Histoire de la tauromachie à Bordeaux, UBTF, 1982
Revue Toros, année 1961
 

Plein total aux arènes de Bordeaux-Bouscat le 15 mai 1949 pour la présentation de Conchita Cintron (archives Sud Ouest)

dimanche 23 juin 2019

Corrida de La Brède 2019


   6 toros de Fuente Ymbro, nobles (8 piques, 1 chute) pour Daniel Luque (applaudissements, une oreille), Juan Leal (une oreille, une oreille) et Juan Ortega (silence, une oreille).
 
   Les toros de Fuente Ymbro (tous bien roulés mais discrets d'armure) ont fait preuve d'une grande noblesse permettant à chaque torero de faire valoir ses arguments. Toutefois ils manquèrent de chispa et de poder pour constituer un lot vraiment satisfaisant.
   Du premier, un manso décasté, Daniel Luque tira, après un bon quite par chicuelinas et demi-véronique, le maximum possible, ce qui était peu. Il confirma son grand moment actuel face au fade quatrième dans une faena complète où tout ce qu'il entreprit était marqué du sceau de la justesse et de la précision. Du travail d'orfèvre, hélas mal conclu à l'épée. Une oreille toutefois.
   Pour son retour dans les ruedos après sa grave blessure madrilène, Juan Leal a eu un sorteo des plus favorables. Il débute genoux à terre au centre du ruedo face au bon second (le meilleur de l'envoi), puis on eut souvent l'impression que le torero était absent et que le toro se faisait la faena tout seul. On retrouva, face au cinquième, le Juan Leal conquérant, toréant sans complexe dans le style encimiste qui est le sien. Il réalisa de nombreux enchainements clairs et dominateurs qui portèrent sur le public. Le triomphe était à portée de l'épée mais, comme à son premier, il se montra calamiteux rapière en main. Une oreille chaque fois malgré tout.
   Juan Ortega a été fidèle aux échos qui nous étaient parvenus à son sujet. Un torero sincère qui recherche le toreo classique et pur, poitrine offerte au toro et jambe en avant. Ses véroniques à la réception du 3 puis au quite furent de toute beauté. Mais c'est un torero qui a très peu toréé et cela se note. Face à l'encasté troisième il se trouva très vite à la merci de son adversaire, fut spectaculairement crocheté par le jarret, heureusement sans conséquence, et dut abréger la faena. Il réussit en revanche à prendre l'ascendant sur le sixième ce qui nous valut quelques belles séquences sur les deux mains avant un final par ayudados por alto. Tueur médiocre lui aussi (Ce ne fut pas la journée des estocades). Oreille et le sentiment d'avoir vu un torero de classe dont la haute conception qu'il a du toreo mérite qu'on lui donne l'opportunité de toréer et de progresser.


















Juan Leal

mercredi 8 mai 2019

Toros en Gironde 2019


Captieux

Dimanche 2 juin
17h   novillada
El Freixo
Dorian Canton - José Fernando Molina - Borja Collado

Rugby y toros, le blog























La Brède

Samedi 22 juin
11h30  novillada sans picadors
Alma Serena / La Espera
Clément Hargous - Niño Julian

18h   corrida
Fuente Ymbro
Daniel Luque - Juan Leal - Juan Ortega

programme 



 




















En 325, le concile de Nicée décide que Pâques sera célébrée le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps. Pentecôte étant 50 jours après Pâques, la novillada de Captieux se déroulera cette année avant la feria de Vic. On y reverra les novillos d'El Freixo (élevage d'El Juli) qui, par leur caste, avaient favorablement surpris l'aficion l'an passé.
   Dans le bon cartel - comme toujours - de La Brède on notera la présentation en France comme matador de toros de Juan Ortega dont le toreo classique a déjà séduit à plusieurs reprises le public madrilène.


samedi 8 décembre 2018

Les arènes de Floirac, 20 ans d'une tumultueuse histoire























     Le 24 septembre 2016, les arènes de Floirac donnaient leur dernière corrida. 12 ans déjà ! L'Union des Bibliophiles Taurins de France (UBTF) vient de publier un petit livre, précis dans son texte et richement illustré, qui récapitule l'histoire des arènes de la banlieue bordelaise. Dans une première partie, Alain Labouyrie décrit et analyse avec beaucoup de clarté toutes les vicissitudes juridiques et organisationnelles que les promoteurs municipaux de la corrida à Floirac ont rencontrées et dont ils ont, avec beaucoup de foi et d'enthousiasme, triomphé. Ce n'est pas le moindre de ses mérites d'avoir su replacer l'histoire des arènes de Floirac dans le cadre plus vaste de la riche histoire taurine de la métropole bordelaise et du département de la Gironde.
   Dans une deuxième partie, Serge Milhé passe en revue, sans complaisance de circonstance, les différents spectacles qui ont eu lieu durant les 19 années de fonctionnement de la plaza.

   Aujourd'hui, un ensemble de logement a été construit sur le site des arènes (voir ici). Une "arena" modulable de 10 000 places conçue par l'architecte Rudy Ricciotti, bien connu des aficionados, a vu le jour à quelques encablures de là. Elle a été inaugurée en début d'année 2018 et accueille dans de bonnes conditions de confort et d'acoustique des spectacles de musique commerciale et quelques évènements sportifs. Point de corrida à ce jour ...






 Ce sont les villes de La Brède (très proche de Bordeaux) et de Captieux qui maintiennent actuellement, avec modestie mais sérieux, le flambeau de l'aficion girondine.

















Le ruedo de La Brède en hiver (photo Velonero)

dimanche 24 juin 2018

Corrida de La Brède 2018


   6 toros de Fuente Ymbro (7 piques, vuelta au 3) pour Daniel Luque (silence, deux oreilles), Tomas Campos (silence, silence) et Jesus Enrique Colombo (deux oreilles, une oreille).
   A l'issu du paseo minute d'applaudissements en hommage à Alain Briscadieu, figure de l'aficion girondine décédé l'an dernier.

   Les toros de Fuente Ymbro, de présentation discrète mais correcte pour les lieux (plaza portatil), firent preuve d'alegria et de mobilité qui, alliées à un fond de caste certain, permirent une après-midi entretenue. Les meilleurs : le 3 actif sur une pique rechargée et de bonne charge par la suite, le 6 à son avantage sous deux bonnes piques (bien mis en suerte par Colombo) noble mais allant a menos au troisième tiers.
   Daniel Luque resta discret face au manso premier; il réalisa devant le quatrième, pastueño, une très belle faena commencée par des statuaires sin enmendarse, poursuivie par des séries templées sur les deux axes, avec placement et toques précis, mais terminée par des luquesinas abusives. Deux oreilles après une entière desprendida.
   Tomas Campos avait sans doute déjà l'esprit à Madrid ou il doit confirmer l'alternative ce dimanche. Face à un premier adversaire anodin et un second collant et très armé, sa prestation fut de celles qui laissent peu de souvenirs.
   Le jeune Vénézuélien Jesus Enrique Colombo fait partie de ces indispensables toreros de la alegria dont les qualités s'expriment dans les trois tiers et qui connectent facilement avec le public. En début de faena il assura chaque fois son emprise sur le toro grâce à des doblones allurés et dominateurs. Il se montra également tueur efficace.


mardi 8 mai 2018

Toros en Gironde 2018


Captieux

Dimanche 3 juin
11h  novillada
El Freixo
Adrien Salenc - El Rafi - Dorian Canton

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La Brède

Samedi 23 juin
11h30 novillada sans picadors
Alma Serena - La Espera
Yon Lamothe - Solalito

18h  corrida
Fuente Ymbro
Daniel Luque - Tomas Campos - Jesus Enrique Colombo

programme


dimanche 25 juin 2017

Corrida de La Brède

   6 toros de Fuente Ymbro (9 piques, ovation au 4 et 6) pour Curro Díaz (silence, deux oreilles), Roman (salut, silence) et Tomas Campos (silence,deux oreilles).
   A l'issue du paseo émouvante minute d'applaudissements en hommage à Ivan Fandiño.

   Les FUENTE YMBRO du jour, bien présentés compte tenu de la catégorie de la plaza, furent majoritairement mansos, attirés par les planches. Malgré tout, ils maintinrent l'intérêt de la tarde par leur mobilité et leurs charges parfois âpres qu'il fallait dominer.
   Les deux extrêmes pour Curro DIAZ. Un premier, remarquablement armé, cinqueño, mais très faible et manso à l'ancienne c'est à dire retranché dès le début du combat aux tablas. Le maestro de Linares abrégea d'un bajonazo. Le quatrième bis remplaça le titulaire qu'il fallut puntiller après qu'il se soit rompu les cervicales en heurtant un burladero lors de sa sortie tonitruante (bravo, au passage, à l'habileté du puntillero). Ce fut le seul qui poussa à la pique avec les riñones, puis sa charge brusque permit à Curro Díaz de montrer sa facette de torero lidiador. Sur la droite, il améliora et domina en plusieurs séries bien construites la charge encastée de son adversaire. Deux oreilles après une demie basse d'effet rapide.
   Si ROMAN veut continuer sa route dans la profession il va falloir qu'il se penche sur ses carences à l'épée. Il sut prendre par deux fois la mesure de ses adversaires mais on regrettera qu'à son premier il soit bien vite passé aux faciles culerinas au détriment de possibles naturelles.
   Tomas CAMPOS constitua l'heureuse surprise de la tarde. Voilà un torero sincère qui foule des terrains de vérité. Au sixième, faena complète avec de remarquables naturelles et derechazos. Une entière et deux oreilles.



Tomas Campos

lundi 29 mai 2017

Juin 2017 toros en Gironde

Captieux
   Dimanche 11 juin
   17h   novillada
Luc et Marc Jalabert
Pablo Aguado - Diego Carretero - Andy Younes

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La Brède
   Samedi 24 juin
   11h30 novillada sans picador
Alma Serena - La Espera
Dorian Canton - Yon Lamothe

   18h  corrida
Fuente Ymbro
Curro Díaz - Roman - Tomas Campos

programme




dimanche 26 juin 2016

Corrida de La Brède : la toreria de Curro Diaz


Samedi 24 juin 2016
6 toros de Fuente Ymbro (7 piques) pour Curro Diaz (une oreille, deux oreilles), Lopez Simon (silence, silence) et Joaquin Galdos (une oreille, silence).

L'après-midi commence mal. Le premier toro se brise la corne gauche à la base en entrant violemment dans le peto. Mouchoir vert et Curro Diaz qui doit (portative oblige) en finir avec l'accidenté.
La corrida de FUENTE YMBRO est bien, voire excellemment, présentée, la plupart des bichos n'auraient pas déparé dans une arène de catégorie supérieure à celle de La Brède. En revanche, leur comportement laissa trop souvent à désirer. On retrouva, en effet, l'irrégularité à laquelle nous a habitué depuis quelque temps l'élevage de Ricardo Gallardo, en particulier une faiblesse de pattes qui fit que l'on réduisit le tercio de pique, ce qui n'empêcha pas l'invalidité des deuxième et sixième.
Loin des paillettes médiatiques, face à des toros de respect, il est un torero qui est en train d'accomplir une saison remarquable, j'ai nommé Curro DIAZ, sans doute le matador le plus intéressant du moment. Il a connu aujourd'hui une tarde complète : lidiador, artiste, estoqueador. Avec intelligence et assurance, sens des terrains et des distances, il construisit deux trasteos complets en modelant la charge de toros qui n'avaient au départ rien d'évident et qui, entre ses mains, sont allés a mas et ont paru bien meilleurs qu'ils n'étaient en réalité. Avec en prime un engagement total à l'estocade qui lui valut une cogida au 1bis et qui tua le 4 sin puntilla.
Après avoir l'an dernier fait faux bond aux organisateurs, LOPEZ SIMON a bien foulé ce samedi le sable de la placita de La Brède. Présent, mais avec la tête d'un présentateur de télévision annonçant le brexit de nos amis d'outre-Manche. Il est vrai que le sorteo ne le favorisa pas.
Joaquin GALDOS étrennait sa récente alternative istréenne. Il eut, avec le troisième, le meilleur toro de l'après-midi, un toro qui chargeait  avec alegria et son. Sa faena, inégale, connut de bons moments à droite qui lui permirent, après une entière, de couper une oreille.
Entrée habituelle (quasi lleno) et musique de fête foraine gênante.

 Curro Diaz


dimanche 22 mai 2016

Toros 2016 : juin en Gironde



CAPTIEUX
Dimanche 6 juin
17h   novillada
El Tajo La Reina
Joaquin Galdos - Adrien Salenc - Carlos Ochoa

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affiche 2016

LA BRÈDE
Samedi 25 juin
11h30   novillada sans picadors
Frères Bats "Alma Serena"
Jean Baptiste Molas - Baptiste Cissé

18h   corrida
Fuente Ymbro
Curro Diaz - Lopez Simon - Joaquin Galdos

programme

Affiche Corrida La Brede 2016

   Joaquin Galdos fera sa despedida de novillero à Captieux avant de prendre l'alternative à Istres le 19 juin et de réapparaitre en Gironde à La Brède, cette fois en tant que matador de toros.
   La plaza de Captieux semble par ailleurs être très prisée pour les présentations con los del castoreño. Ils seront deux cette année : le Français Adrien Salenc, triomphateur des novilladas sans picadors françaises l'an passé, et l'Espagnol Carlos Ochoa.
   Le Cartel de La Brède est de grand intérêt avec les toros de Fuente Ymbro, capables du pire mais aussi du meilleur, la présence de Curro Diaz, un des meilleurs toreros actuels, enfin l'arrivée (tardive) de Lopez Simon qui, on l'espère, ne s'égarera pas cette année sur des chemins de traverse.



dimanche 21 juin 2015

Corrida de La Brède : mais où est donc passé Lopez Simon?

Samedi 20 juin 2015
6 toros de Pedres (6 piques) pour Eugenio de Mora (silence et silence), Curro Diaz (1 oreille, 2 oreilles) et Juan Leal (saluts, 2 oreilles).

   Rien dans la presse, rien sur internet, pas d'affiche à la taquilla ni sur la porte des arènes. La surprise est donc totale lorsque, assis sur les gradins et parcourant la feuille de sorteo distribuée par un placier, je vois le nom d' Eugenio de MORA en lieu et place de celui de Lopez Simon. Mais où est donc passé Lopez Simon?
  Le remplaçant, il est vrai mal servi, joua parfaitement le rôle du fantôme de l'absent (silence et silence).
   Curro DIAZ fut en revanche the right man in the right place. Conjuguant élégance torera et desmayo, le styliste de Linares eut tout au long de ses deux faenas des gestes magnifiques. Son toreo, toujours précis, épuré, était parfaitement adapté à la noblesse de ses vis à vis. Le premier, plus vif, tutoya parfois sa muleta; il sut toréer sans l'obliger son second, un réserve burraco du même élevage, qui n'aurait pas supporté un toreo plus engagé. On regrettera simplement ses estocades desprendidas.
   Face au 3, un caniche écorné, Juan LEAL torchonna quelques aller-retours sans intérêt. Guère mieux face au dernier, le meilleur toro de l'après-midi, mais sa jeunesse souriante, un final encimiste comme il les affectionne et une excellente estocade au second essai lui valurent deux oreilles.
   Les toros de PEDRES correctement présentés, sauf le 3, laid et sans cornes, imprésentable même dans une portative. Faibles, nobles, de peu de caste; le 2 et le 6 un ton au-dessus.

PS   Réponse à la question : que l'on se rassure Lopez Simon n'est ni blessé, ni malade, il se porte même à merveille. Pourtant annoncé ici dès avant ses triomphes madrilènes, ce qui lui a laissé du temps pour préparer son itinéraire, il a tout simplement confondu le chemin de La Brède avec celui d'Istres, où il remplaçait José Maria Manzanares dimanche matin (Internet m'apprend qu'il y a même indulté un "toro" de Zalduendo). Voilà qui témoigne de bien peu d'égard envers ceux qui lui avaient fait confiance lorsque sa situation n'était pas aussi florissante qu'aujourd'hui. Muy mal torero!
  

lundi 11 mai 2015

Juin 2015 : Toros en Gironde


CAPTIEUX
dimanche 7 juin 
17h   novillada
El Tajo La Reina
Lilian Ferrani - Louis Husson - Andrés Roca Rey

Rugby y toros, le blog




LA BREDE
samedi 20 juin
11h30  novillada sans picadors
Frères Bats "Alma Serena"
Baptiste Cissé - Tibo Garcia

18h   corrida
Pedres
Curro Diaz - Lopez Simon - Juan Leal

programme

 2015-La-Brede


dimanche 22 juin 2014

Corrida de La Brède : des Fuente Ymbro en demi-teinte

6 toros de FUENTE YMBRO pour Alberto AGUILAR (silence, silence), PEREZ MOTA (silence, une oreille) et Juan LEAL (silence, deux oreilles); arènes presque pleines.

    Les toros de FUENTE YMBRO - bien présentés pour la catégorie de la plaza - ont soufflé le chaud et le froid. Le glacé même pour les trois premiers, faibles et sans caste. Sans doute les effets à retardement du pienso néfaste de l'an dernier dont ils avaient dû avoir double ration...
   Heureusement les trois derniers relevèrent le niveau. Le 4 s'engouffre avec noblesse dans la cape d'Alberto AGUILAR puis prend bien - comme la plupart de ses frères - la pique (7 pour l'ensemble du lot). Le torero replace le toro pour une seconde rencontre puis il se ravise et demande le changement de tiers. Grave erreur Alberto! Le toro, encasté, mobile, jamais fixé, va prendre l'ascendant sur le matador qui, pensant avoir hérité d'une perita en dulce, se retrouve avec un bonbon au poivre. Échec du Madrilène et silence sur les étagères.
   Nous en sommes à ce moment de la course à quatre silences pour quatre toros; vraiment inhabituel en ces lieux ... La situation est grave mais pas désespérée ... car le cinquième toro de l'après-midi ne va pas faire mentir l'adage en se révélant le meilleur de la soirée. Brave en deux piques puis d'une noblesse qui transmet, il sera arrastré sous l'ovation. PEREZ MOTA confirme la bonne impression laissée à Vic avec une faena complète et de bon goût constituée de séries aux passes templées et longues (au détriment sans doute d'une position plus croisée) déclenchant les olés de l'après-midi. Mise à mort un peu longuette. Une oreille.
   Avec le sixième, un manso noble, Juan LEAL trouve un partenaire idéal pour la tauromachie de proximité qu'il semble affectionner. Le jeune torero fait preuve de maîtrise dans ce toreo qui s'inscrit dans la lignée des Damaso Gonzalez et autres Paco Ojeda 2, et il faut dire que c'est parfois impressionnant. Deux oreilles donc après une mise à mort rapide... Mais attention à ne pas négliger le toreo fondamental, c'est celui qui permet les grandes carrières...























Volapié de Perez Mota

mardi 13 mai 2014

Juin 2014 en Gironde



Juin c'est le mois des toros en Gironde avec, cette année encore, deux cartels de grand intérêt.

CAPTIEUX
dimanche 1er juin 17h
novillada
El Tajo La Reina
Fernando Rey - Clemente - Andrés Roca Rey







LA BRÈDE
samedi 21 juin

11h 30 novillada sans picadors
Frères Bats "Alma Serena"
El Adoureño - David Menes

18h corrida
Fuente Ymbro
Alberto Aguilar - Perez Mota - Juan Leal

La Brede 2014