Mardi 18 juillet
concours landais
Mercredi 19 juillet
18h corrida
Garcigrande
Roca Rey - Tomas Rufo - Yon Lamothe (Alt.)
Jeudi 20 juillet
11h novillada sans picadors
18h corrida
El Pilar
Sébastien Castella - Daniel Luque - Dorian Canton
Vendredi 21 juillet
18h corrida
Cebada Gago
Lopez Chaves - Fernando Robleño - Jesus Enrique Colombo
Samedi 22 juillet
11h novillada
Cuillé
Solalito - Tristan Barroso - X
18h corrida
La Quinta
Daniel Luque - Emilio de Justo - Clemente
Dimanche 23 juillet
18h corrida
Pedraza de Yeltes
Rafaelillo - Alberto Lamelas - Thomas Dufau
Comme l'an passé voici des cartels bien équilibrés entre torisme et torérisme. Ils ont aussi la vertu de donner leur chance à de jeunes toreros.
Ce qui frappe d'emblée à leur lecture c'est le nombre important de postes occupés par des matadors régionaux. Et cela ne relève pas d'un régionalisme ou d'un nationalisme malsains mais me semble plutôt révélateur de la vitalité de la passion taurine dans notre Sud-Ouest. Yon Lamothe vient d'accomplir deux excellentes campagnes de novillero qui lui valent, conformément à la tradition, une alternative de luxe dans la ville de sa naissance. Dorian Canton a séduit à plusieurs reprises l'an dernier par la qualité de son toreo. Après un long bache, Clemente, dont les dispositions artistiques étaient évidentes dès ses premières novilladas piquées, a su saisir les chances qui se sont offertes à lui, en particulier dans le Sud-Est. Enfin, Thomas Dufau fera sa despedida de l'arène qui l'a vu triompher à plusieurs reprises, notamment l'an dernier face aux Pedraza de Yeltes qu'il affrontera à nouveau cette année. Un passage de relais en quelque sorte.
Il est habituel ici de doubler le triomphateur de l'année précédente. Ce sera cette année le cas de Daniel Luque (3 oreilles l'an passé) qui, outre cela, s'est affirmé depuis plusieurs temporadas comme l'un des toreros les plus complets et les plus constants dans le triomphe depuis la disparition d'Ivan Fandiño.
Une présence qui détonne en revanche c'est celle de Jesus Enrique Colombo. Le bouillant Vénézuélien a certes triomphé l'an dernier dans l'arène bayonnaise, mais qui n'a pas triomphé l'an dernier à Bayonne ? On vient d'apprendre qu'il sera désormais apodéré par Piles père et fils, et l'on ne peut que souhaiter que ceux-ci lui enseignent la voie suivie par Victor Mendes plutôt que celle prise par El Soro.
Une injustice enfin : l'absence de Gines Marin qui avait largement payé de sa personne l'an dernier face à la caste des La Quinta.
Des La Quinta que l'on retrouvera cette année ainsi que les Pedraza, tous deux excellents lors de la feria 2022. Une bonne surprise est toujours possible avec les El Pilar et les Cebada Gago. À propos des El Pilar, il est bon de savoir qu'ils sont à l'origine des Pedraza (Juan Pedro Domecq par Maria Antonia Fonseca). Il sera intéressant de noter points communs où différence entre les deux fers. Quant à la présence des Garcigrande, ils sont trois au moins à s'en réjouir : les trois toreros du jour.
Peu d'arènes espagnoles de cités équivalentes au chef-lieu landais peuvent se prévaloir de ferias du même niveau. Nous ne mesurons pas toujours la chance que nous avons. Bien sûr il reste aux organisateurs à être capables de faire venir au Plumaçon des toros d'une présentation digne de la classification des arènes en première catégorie ... et de l'attente des aficionados.