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mardi 16 septembre 2025

Valladolid

 

 

 

 
Vendredi 12 septembre 2025                               Valladolid 
beau temps
lleno
 
Six toros de Garcigrande (bien présentés, 6 piques) pour Emilio de Justo qui remplaçait Morante de la Puebla (salut, salut), Roca Rey (une oreille, silence) et Marco Perez (une oreille, salut).
 
Une corrida de Morante sans Morante c'est devenu fréquent ces deux dernières années et ça reste toujours frustrant car, on le sait, Morante est irremplaçable. Si cette absence fut la mauvaise surprise du jour, la bonne viendra de la présentation des Garcigrande, un lot sérieux, homogène, correctement armé. La chose est donc possible même avec un cartel cinq étoiles comme celui du jour.
Emilio de Justo se montra solide et dominateur, rien à reprocher à cet honorable remplaçant.
L'évènement de la tarde fut l'impressionnante cogida de Roca Rey lors de la réception à la cape du second toro. Dans les véroniques du Péruvien, le toro fait preuve d'une charge douce qui va en se ralentissant, lors du remate le torero - est-il surpris par tant de lenteur ? - se découvre, il est pris, projeté à terre puis repris à nouveau deux fois violemment au sol. Autre interprétation possible : le toro coupe le terrain, il file directement sur le torero, ce qu'il fera à nouveau face aux péons durant le second tercio. Remis sur pied et malgré des douleurs évidentes, le maestro remet les choses en ordre au troisième tiers : il affirme sa domination par des derechazos poderosos, main très basse. Estocade. Oreille et départ pour l'infirmerie. Il reviendra tuer son second adversaire en dernière position, sans succès face à un animal aux charges brusques.
Marco Pérez a connu une bonne journée. Il a su connecter rapidement avec le public grâce notamment à un jeu de cape original et efficace (quite par navarras er tafalleras). Il donne à son premier une faena complète d'où émergent des redondos courant parfaitement la main mais donnés avec le pico, idem pour les pechos tournants, périphériques et avortés qui portent pourtant sur le public. Final par luquecinas, bonne entière après pinchazo. Oreille (le président n'accorde pas la sienne). Le sixième (sorti en 5) se révèlera invalide total et sera lidié sous la bronca après le refus de changement du président.
Une tarde avec des hauts et des bas mais d'où l'émotion ne fut pas absente. 
 
 

samedi 13 septembre 2025

Laguna de Duero

 

 

 

 
Mardi 9 septembre 2025                            Laguna de Duero (Valladolid) 
beau temps                                                 
faible entrée
 
Six novillos de  Prieto de la Cal (9 piques, mobiles, encastés) pour Mariscal Ruiz (salut, palmas), Pedro Andres (une oreille, une oreille) et Tomas Gonzalez (vuelta, une oreille).
 
Dans les vastes arènes de Laguna de Duero, cité de la banlieue de Valladolid, les novillos de Prieto de la Cal ont permis, grâce à leur mobilité et à leur caste, une novillada entretenue.
Après des sorties hésitantes, tous ont rematé contre les planches, ont fait preuve de bravoure face aux piqueros (sauf le second cherchant dès le début refuge au toril) et se sont révélés durs à la mort. Les 1, 3 et 6, negros, furent les plus nobles. Les 4 et 5, deux magnifiques jaboneros, se montrèrent plus difficiles ; le puissant quatrième, prenant peu à peu l'ascendant sur le torero, m'a rappelé les terribles Prieto de Parentis à la fin des années 80.
De Mariscal Ruiz on retiendra de jolis delantales pour accueillir son premier adversaire, puis deux séries de naturelles de qualité. Lui et sa cuadrilla  se trouvèrent en grande difficulté pour venir à bout du 4, tombé à la limite du troisième avis. 
Je découvrais Pedro Andres ce jour et ce fut une véritable révélation. Il donna au second de magnifiques et profondes véroniques puis fit preuve tout au long de l'après-midi de deux qualités fondamentales dans ce métier : le temple et l'engagement. Cela lui permit de toujours peser sur ses novillos et de les dominer, en particulier le difficile cinquième. Tueur engagé également. Un défaut ? Il n'a pas la planta torera des premiers de l'escalafon.
Tomas Gonzalez, malgré un sorteo particulièrement favorable, ne pesa, lui, jamais sur ses adversaires, se contentant de les faire passer.
A l'issue du spectacle, l'encierro qui clôturait les fêtes patronales de la ville avait attiré dans les rues bien plus de monde que la novillada dans les arènes.
 
 

lundi 2 septembre 2024

Almazán

 

 



Samedi 31 août 2024                         Almazán (Soria)
un quart d'entrée
temps frais, orageux et pluvieux

Six toros de Dominguez Camacho (inégaux, 7 piques) pour Diego Urdiales (une oreille, silence), Paco Ureña (une oreille, une oreille) et Pablo Atienza qui prenait l'alternative (deux oreilles, ovation).

Après deux jours d'orages et d'averses qui ont conduit à l'annulation des corridas de Cuellar jeudi et de Tarazona vendredi, l'incertitude est grande à l'heure du paseo. Une légère pluie tombe sur la plaza, l'orage gronde de tous côtés mais la piste est en bon état et le paseo débute à 18 heures en punto. Les orages iront se déverser en d'autres lieux, ne restera ici qu'une fraîcheur inhabituelle pour la saison. 
Les toros de Dominguez Camacho, d'origine Marquis de Domecq, auraient formé un joli lot si trop d'armures n'avaient été si discrètes, voire douteuses. Le sixième est un toraco digne des plus grandes arènes.
C'est face à Ordenado que le Ségovien Pablo Atienza est ordonné matador de toro. Son actuation fut une bonne surprise car on n'attendait pas le discret novillero qu'il a été à ce niveau. Il donna au toro de la cérémonie d'excellentes naturelles, se croisant et courant parfaitement la main, puis, le toricantano fit front sans perdre les papiers au dernier astado, un tío imposant et violent.
Devant un toro de charge limitée et un autre brusque, Diego Urdiales se montra fidèle à son concept classique. On retiendra de son ouvrage quelques belles véroniques et une media.
On doit l'autre bonne surprise de la tarde à Paco Ureña. Bien qu'il torée assez peu, l'homme nous est apparu en bonne forme, je dirai même rayonnant. Il exprima tout le possible de son premier adversaire, noble mais faible. Son temple et sa précision lui permirent de dominer le cinquième qui donnait de la tête. Quand on pense qu'un torero de sa qualité torée si peu et qu'il a été écarté de la dernière feria de Bilbao !
Public peu nombreux mais sensible et réceptif à l'art classique des trois toreros.

Toro

 

 




Mercredi 28 août 2024                  Toro (Zamora)
deux tiers d'entrée
beau temps couvert 

Six novillos de Domingo Hernandez (7 piques, 1 chute) très inégaux pour Jarocho (une oreille, silence), Manuel Román (une oreille, une oreille) et Marco Pérez (une oreille, deux oreilles et la queue).

Bien cachées derrière une façade très ordinaire, les magnifiques arènes de Toro, toutes de bois, recouvertes d'un toit de vieilles tuiles romanes, ont été inaugurées en 1828 et restaurées en 2010. Elles accueillaient ce jour trois novilleros de postín face à un des élevages les plus prisés de la torería.
Comme on pouvait le craindre, la présentation des novillos laissa à désirer. Les trois premiers avaient un trapío d'erales, le quatrième bien fait et bien armé relevait le niveau, corrects sans plus les deux derniers.
À la veille de son alternative à Palencia, Jarocho montra ses bonnes manières face à son premier adversaire, de format réduit mais très encasté, auquel il coupa une oreille. Il resta plus discret face au sérieux quatrième.
Le jeune Cordouan Manuel Román fit preuve tout au long de la tarde d'un classicisme de bon aloi.
Mais le grand triomphateur de l'après-midi fut Marco Pérez. Passons sur son travail face à l'insignifiant troisième. Le très jeune Salmantin (il n'a que 16 ans) se montra excellent face à l'ultime qu'il améliora et domina totalement. Sa faena, donnée avec aplomo, montra sa capacité à toréer en fonction du comportement du toro et non à réciter une leçon bien apprise. Par ses qualités techniques et ses ganas de ser torero, il m'a personnellement rappelé le jeune Julian Lopez "El Juli" à ses débuts. On ne peut que lui souhaiter, comme à ses compagnons du jour, de connaitre la même carrière. Pour cela les toreritos qu'ils sont encore devront  grandir ... ainsi que les toros qu'ils affrontent.

lundi 17 septembre 2018

Riaza




















Vendredi 14 septembre 2018       Riaza (Ségovie)
très beau temps
demi-arène

6 novillos de La Quinta (10 piques), défectueux d'armure, nobles  pour Pablo Atienza (division d'opinions, une oreille), Cristobal Reyes (silence, silence) et Francisco de Manuel (une oreille, une oreille)

Au pied de la sierra de Guadarrama, à quelques encablures de l'autoroute Burgos - Madrid, Riaza est une petite ville éminemment taurine. Pour la feria, on monte sur la plaza Mayor une arène métallique où se pratiqueront durant une semaine toutes les formes de tauromachie. La novillada piquée de ce jour voyait combattre des novillos de La Quinta. Hélas! tous ont des armures très abimées. Si les deux premiers (andarin le 1, bronco le 2) ont leurs difficultés, les quatre suivants déclinent toutes les nuances de noblesse et de douceur que peuvent posséder, parfois, les santacolomas.
Pablo Atienza, de Ségovie, est le régional de l'étape. Face au très pastueño quatrième il aura de jolis gestes mais restera superficiel.
Cristobal Reyes fait preuve d'une belle sincérité dans toutes ses interventions. Malgré l'incroyable incompétence de la cuadrilla (3 banderilles plantées pour 6 passages) le cinquième buendía gardera toute sa franchise et permettra au Jerezano des moments de toreo remarquable. Impossible en revanche de tuer de manière plus calamiteuse qu'il ne le fit.
Francisco de Manuel se situe, lui, à un niveau supérieur. Il a la planta torera, de l'assurance, du dominio, ce qui lui vaut de couper une oreille à chacun de ses novillos, laissant l'impression d'un torero aux grandes possibilités.

jeudi 15 septembre 2016

Salamanque




















Mardi 13 septembre 2016     La Glorieta     Salamanca
temps frais et venteux
demi-arène

6 toros d'El Pilar (7 piques, ovation au 4, sifflets au 3) pour Enrique Ponce (une oreille, deux oreilles), Javier Castaño (palmas, une oreille) et José Garrido (silence, une oreille)

Beaucoup de jeunes et d'aficion dans les vastes arènes de Salamanque mais peu de grand public. On peut penser que le prix des places pratiqué par la casa Chopera, organisatrice en ce lieu, y est pour quelque chose.
La tarde commença dans l'émotion par une minute de silence à la mémoire d' Alipio Perez-Tabernero Sánchez décédé à Salamanque le jour même, puis par une ovation à Javier Castaño qui, à la faveur du remplacement de Roca Rey, retrouvait le ruedo de son arène d'adoption après les problèmes de santé que l'on sait.
Les toros d'El Pilar ont été meilleurs que ce que leurs dernières sorties laissait craindre. Inégalement mais bien présentés, astifinos, aucun ne s'illustra à la pique, mais le 2 et le 4 par leur comportement encasté, furent intéressants de bout en bout.
Après plus de 25 ans au sommet, Enrique Ponce est encore habité par une énergie et une soif de triomphe hors du commun. Face à la charge vive et encastée de Bellito, quatrième toro de l'après-midi, il dut aller au-delà de ses facilités habituelles pour, après une longue faena pleine de haut et de bas, parvenir à dominer pleinement son adversaire.
Plus que jamais le meilleur de Castaño c'est sa cuadrilla. Voir Fernando Sánchez avancer vers le toro con desparpajo et clouer entre les cornes est tout un spectacle. Quant à Marco Galan il ne lui a fallu que trois passes pour assurer la brega du cinquième, pourtant manso, une pour chaque paire de banderilles.
José Garrido remplaçait Alejandro Talavante. Il fut le moins bien servi mais confirma qu'il est un torero sur qui il va falloir compter. Il donna au 6 un récital par véroniques gagnant du terrain et toréant avec une cape réduite au minimum qui fit lever les tendidos. Le grand moment de la tarde.