mardi 3 juin 2008

Tant de soleils dans le sang


Quelle bouche d'ombre

ouvre les battants

du toril


et comment nommer

la fureur aveuglée

qui jaillit


bête ou fauve

fils ou frère

du vieux Minotaure


on ne sait au fond de soi

à quel mystère

se raccorde le trouble, le désir


le vertige


André VELTER




Qui peut redire

à l'heure de jouer sa vie


les reins cambrés

et le regard second


ce que confiait José Tomás

à l'éclat des arènes


Quand je torée

j'oublie mon corps


à l'hôtel


André VELTER



Ces poèmes sont extraits de Tant de soleil dans le sang d'André Velter, un livre- récital avec Pedro Soler et sept poèmes-tracts avec Ernest Pignon-Ernest, qui vient de paraître aux éditions Alphabet de l'espace.

Le livre est accompagné d'un dvd dans lequel André Velter dit ses poèmes en résonance avec la guitare toute de rondeur et de finesse de Pedro Soler. L'Espagne en est le fil conducteur avec l'évocation de la tauromachie, de Federico Garcia Lorca et de l'Andalousie.

C'est tout simplement magnifique et ça vous laisse un muy buen sabor de boca qui dure encore le matin quand vous vous réveillez.

2 commentaires:

bruno a dit…

De verdad
bruno

ludo a dit…

merci.
je cours sortir l'acheter et on en reparle.

ludo