mardi 25 mai 2010

Ma feria de Vic 2010 (1)



Samedi

Je n'ai pas assisté à la novillada matinale. Face aux santacolomas de Flor de Jara, le jeune Esaú Fernández se serait montré convaincant.
Les toros d'ESCOLAR GIL donnèrent du relief à l'après-midi. Toros complexes, au comportement changeant en cours de lidia. Avec beaucoup de solidité car 15 piques souvent mal données n'altérèrent pas leur mobilité. Et, sur fond de mansedumbre, une noblesse qui parfois virait à l'aigre...¡ay! ces regards qui font le va-et-vient entre la muleta et les broderies du costume!
Face à eux deux toreros (Sergio AGUILAR et David MORA) et l'ombre d'un torero (El FUNDI).
Sergio AGUILAR fut toute la tarde d'une sincérité absolue. Une sincérité qui a parfois du mal à convaincre les amateurs d'esbroufe. (vuelta et une oreille)
David MORA sut profiter de l'excellente corne droite de Canario honoré d'une vuelta que son banal comportement à la pique (la première prise honorablement, la deuxième sans pousser et en sortant seul) aurait dû interdire. Le garçon torée avec empaque. Il se donne quelques facilités à droite mais, à gauche, il refuse de rectifier son terrain malgré les avertissements du toro ce qui lui vaut une méchante voltereta avec taleguilla entièrement lacérée. Une entière desprendida et deux oreilles.
Deux bons toreros face à un lot de respect : une corrida comme on les aime.


La corrida-concours

Ce fut un fracaso en tous points comparable à celui de la corrida-concours arlésienne de la dernière feria pascale. Avec en prime le feu qui tombait du ciel et rendit la matinée très pénible.
L'évolution des La QUINTA ne laisse pas d'être inquiétante. De la noblesse qui confine à l'insipidité. Aucun intérêt.
Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence, le célèbre Clavel Blanco a constitué chez Maria Luisa DOMINGUEZ PEREZ de VARGAS un miracle plus que le signe d'un renouveau. Aujourd'hui Macetero n'avait pour lui que son trapío.
Le Fidel SAN ROMAN fit une sortie tonitruante qui autorisait tous les espoirs avant de se dégonfler très vite.
Le Dolores AGUIRRE fut le toro le plus intéressant de la matinée mais ce n'était qu'un manso con casta, inapproprié donc à une corrida-concours.
L'ALCURRUCEN un imposant manso querencioso.
Au final, le buendía de REHUELGA bravito et noblote.
Chez les piqueros Diego Pahito de la cuadrilla de José Luis Moreno piqua fort bien - et avec style - le Dolores Aguirre.
Enfin El Pimpi eut l'intelligence de comprendre que la seule façon de châtier le manso d'Alcurrucén était d'aller le chercher dans son terrain au delà de la ligne tracée sur le sable. Il brava les sifflets avec professionnalisme.

1 commentaire:

L.L. a dit…

A écouter la bronca à l'encontre d'El Pimpi, il n'y a plus aucun doute sur le type de public qui assiste maintenant aux corridas Vicoise......
Vic a beaucoup perdu beaucoup de sérieux depuis qqs années.
Les maestros choisis pour la concours étaient vraiment à côté de la plaque.
Vic paie sa réputation...