vendredi 23 septembre 2022

Yunquera de Henares

 



 













Lundi 19 septembre 2022      Yunquera de Henares (Guadalajara)      Plaza de toros ‘’Las Traviesas’'
beau temps
media entrada

Six toros de El Pilar (cinqueños, mal armés, de triunfo grande, 7 piques) pour Sanchez Vara (deux oreilles, deux oreilles), Esau Fernandez (deux oreilles, silence) et Maxime Solera (deux oreilles, une oreille) .

Je ne sais ce qui a valu la présence dans ce modeste pueblo proche de Guadalajara de ce lot d’El Pilar. Peut-être le fait que tous avaient cinq ans ou que leurs armures abimées (à moins qu’elles n’aient été afeités) les rendaient impropres à une lidia dans une arène plus importante. Toujours est-il que leur caste, leur désir de toujours charger tête baissée sur les leurres, en faisait un lot propice aux triomphes les plus grands. Et il est finalement heureux que trois modestes matadors, rarement invités à la table des puissants, aient pu en profiter. Bien sûr le nombre d’oreilles coupées est à mettre en relation avec la catégorie de l’arène mais les trois diestros ont su se mettre au diapason de leurs adversaires en toréant de verdad.
Sanchez Vara posa les banderilles avec sobriété et toréa ses deux adversaires, qui répondaient à chaque cite avec alegria, avec une fluidité remarquable. Des estocades basses ternirent son ouvrage .
Avec un toreo puissant et classique, Esau Fernandez parvint à dominer les charges vibrantes du second. Il fut plus en difficulté face au cinquième dont la faiblesse de pattes était compensée par une caste qui le poussait toujours à l’offensive.
Maxime Solera torée peu et moins souvent encore des toros au sang bleu comme ceux du jour. Il n’en eut que plus de mérite à trouver chaque fois le rythme et à s’accorder avec les charges généreuses de ses adversaires, particulièrement en belles séries de derechazos. On le sent en revanche moins à l’aise avec l’épée qu’il tient de la main gauche pour tuer. Notons enfin qu’il eut le bon goût de placer le sixième une deuxième fois face au picador et à bonne distance. Le toro qui, comme ses frères, avait pris une première pique en poussant fort et longtemps, la tête fixée au bas du peto, n’hésita pas une seconde à se lancer une nouvelle fois vers la cavalerie. Des Pilar de luxe pour des toreros qui ont su les savourer.


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