jeudi 21 mars 2019

Valence











Dimanche 17 mars 2019                   Valencia
très beau temps, fort vent
trois-quart d'entrée

4 toros de Jandilla, 2 de Vegahermosa (1, 6), 12 piques 3 chutes, excellent le 5 Horroroso (vuelta) pour Diego Urdiales (salut, silence), Sébastien Castella (silence, deux oreilles) et Cayetano (silence, silence).

Dans un lot de Jandilla qui manqua de fond, Horroroso, le mal nommé, tranche par ses qualités. C'est un toro complet, brave sous le fer en deux piques pour autant de chutes brutales, puis de charge ardente et inépuisable à la muleta. La forte pétition d'indulto ne fut pas prise en compte par le président et c'est une vuelta al ruedo unanimement acclamée qui honora le combat du toro. Une troisième pique aurait sans doute permis à Horroroso de prétendre à l'indulto tout en offrant au public le spectacle renouvelé de sa bravoure, mais qui se soucie d'une troisième pique ?
Sébastien Castella n'est pas torero à laisser passer ce genre d'adversaire. Il mit les arènes en incandescence, d'abord par un excellent quite par chicuelina puis, après un brillant tercio de banderilles de José Chacon et Fernando Perez, par un début de faena au centre dont il a le secret, suivi de séries de derechazos rythmés et dominateurs. A gauche le ton baissa nettement et, après les péripéties habituelles d'une demande d'indulto, il en finit par une entière desprendida et un descabello. A son premier adversaire, le Biterrois s'était fait remarquer par un début de faena appuyé à la barrière aux accents luismiguelistes.
Diego Urdiales montra quelques éclairs de sa toreria face au fade premier, bien tué d'une entière.
On peut penser que la spectaculaire cogida de Gomez Pascual (cornada de 10 centimètre dans le dos), peon de Cayetano, au cours du second tercio du deuxième toro ne contribua pas à mettre ce dernier dans les meilleures dispositions. Ajoutons à cela un vent très gênant ... et deux toros imposants et pas faciles à manœuvrer et on aura compris que l'aîné des Rivera Ordoñez connut une tarde des plus discrètes. Pourtant, lorsqu'il se jeta à genoux pour commencer sa faena au 6, j'ai cru un instant revoir la silhouette de son père.

8 commentaires:

christian a dit…

Bon retour pierre!!

J'ai complétement loupé cette corrida trahi que je fus par des giboulées de neige qui mirent hs ma parabole!
Les choses ne revinrent à la normale que pendant la faena d'un castella impérial.
Quid de l'indulto ? Injustifié selon moi.le président n'a pas cédé et il a bien fait...
J'ai appris une chose l'an passé en espagne.
Un vieux sage m'a dit qu'un indulto se traitait avant tout avec le ganadero qui doit racheter le toro en cas d'indulto.c'est lui qui décide s'il met la main à la poche...et par la meme met le pouce en l'air ou pas.
Avez vous,messieurs les experts, des éléments à fournir dans un sens ou dans l'autre ?
Christian

christian a dit…

Je reviens a la charge pour justement parler du tercio de pique.le tercio du toro:mon tercio préféré! et bien pour m'etre mangé un paquet de retransmissions télévisés des fallas,mon opinion est définitivement faite : le tercio de pique c'est peanuts et il ne faut surtout pas que le toro fasse des vagues!!
Dommage.tres dommage.
Christian....promis j'arrete!

Frédéric a dit…

Et bien, mon cher Pierre, tu as du vivre pas mal d'émotions. Entre cette course, la blessure de Ponce (nous qui disions ensemble, il y a quelques jours qu'il n'était jamais ou si rarement pris par un toro, nous lui avons porté malheur) et la course de Fuente Ymbro, tu débutes la temporada de manière spectaculaire. J'ai hâte de lire la suite de ton récit de cette féria.

christian a dit…

C'est là que l'on voit que memevunntoro suave et collaborateur peut toujours faire mal !!
J'ai vu la cogida: tout est bien dans le meilleur des monde,le bon docteur ponce officie sereinement,de fort belle maniere et soudain ....

Velonero a dit…

Oui, Christian , le réglement taurin précise que l'éleveur (ou le mayoral) doit donner son accord pour l'indulto. C'est ainsi qu'il y a deux ans à Logroño Victorino Martin a refusé l'indulto d'un de ses bichos. Après, si le ganadero veut récupérer le toro comme semental il faut qu'il trouve un accord financier avec l'organisateur.

christian a dit…

Merci Pierre;

voila la chose confirmée.
j'avais été intrigué par l'attitude du président téléphonant depuis le palco alors que nous étions chauds bouillant pour obtenir la grâce de cet escolar gil à arenas de san pedro qui, hormis une entrée au pas, n'avait eu de cesse de faire honneur à sa caste pendant 20 minutes de bravoure!grace fut accordée après la fin de la conversation:j'avais été interrogé sur la relation de cause à effet.
fernando robleno en vieux briscard du circuit n'avait pas laissé passer sa chance.
il retrouvera cette ganaderia à Madrid durant la san isidro: serait le matador maison ?

Frédéric. a dit…

Bonjour Christian,

Nous n'avons pas le plaisir de nous connaître, mais j'apprécie le contenu de tes écrits.

Robleno et Escolar, c'est une vieille histoire. Le sommet ayant été atteint à Ceret lors d'un seul contre 6 d'anthologie, qui restera dans toutes les mémoires d'aficionados a los toros. Un grand moment d'émotion, mais peut être y étais tu ?

Souhaitons le même succès à Madrid, cette année.

christian a dit…

Bonjour Frédéric;

Merci pour le compliment.
Non je n'étais pas à Céret pour cette rencontre qui m'a l'air de t'avoir laissé de bons et grands souvenirs .j'essayerais d'y aller cette année pour la première fois (mon aficion est encore jeune) la corrida du samedi et la novillada du dimanche matin me titillent!