mardi 15 avril 2008

Pour les deux piques

Les nouveaux responsables de la feria montoise ont parlé. L'annonce qui suscite le plus de commentaires et de polémiques est celle qui revient sur le principe, établi l'an dernier, des deux piques obligatoires. Personnellement, je trouve cette reculade consternante. Consternante par ce qu'elle révèle de manque d'ambition pour les arènes montoises. La première décision prise est ainsi une abdication devant le conformisme du milieu taurin, je trouve cela inquiétant pour l'avenir.
On parle beaucoup, à ce propos, de corridas toristas, de corridas toreristas. Il faudra revenir sur ces concepts, mais je pense qu'il est dangereux pour la corrida de les opposer systématiquement. En cela, je suis pleinement d'accord avec ce qu'écrit A. M. Dubos dans l'éditorial du premier numéro de la nouvelle revue Toro mag (La corrida républicaine). Les exigences que l'on doit avoir pour la corrida sont imposées par l'éthique taurine et celle-ci n'admet pas de compromissions. Elle est la même pour toutes les corridas.
Tous les aficionados savent que le meilleur moyen de détruire un toro c'est de lui faire subir une interminable première pique. C'est précisément ce que veut empêcher le principe des deux piques. Le raisonnement est simple : sachant qu'il y aura une deuxième pique, picador et maestro sont obligés de mesurer la première rencontre. En outre, si le toro semble brave, la deuxième pique (voire la troisième) pourra donner lieu à une mise en suerte à distance plus grande. Cela permettra de réellement juger de la bravoure du toro et de le mettre en valeur. N'oublions pas que la charge du toro contre le picador après une mise en suerte précise et un cite dans les règles de la part du piquero est un spectacle magnifique. Je vous vois déjà sourire et vous dire : "Mon pauvre ami, cela est si rare, dans quel rêve t'es-tu égaré?". Mais, justement, le principe des deux piques laisse au moins au rêve la possibilité de devenir réalité. Ce qui, pour un aficionado, convenez-en, est essentiel.
Il reste à examiner le cas des toros invalides. C'est, en général, la première pique qui confirme cette invalidité. Dans ce cas, conformément au règlement de l'UVTF, le toro relève du mouchoir vert sans autre forme de procès.

3 commentaires:

ludo a dit…

très bien, clair, concis.
c'est tout.

ludo

Anonyme a dit…

Pique unique ? En attendant le quart de pique, puis la suppression !!! Ne cherchez pas ailleurs que dans nos rangs les adversaires de la corrida : au Moun, ils ne se cachent même pas ! CONSTERNANT !!
Pedro

Laurent a dit…

La nouvelle municipalité dans sa volonté de marquer sa différence, fait comme nos amis les canidés.... ils font pipi partout pour marquer leur territoire.

Ils n'ont pas trouvé de président pour le comité des fêtes.... trouveront ils des puyas dans le patio ????

Le pire c'est que cette nouveauté vient des deux nouveaux "responsables" de la CTEM.
DEUX personnes !!!!