vendredi 10 juillet 2009

Luis Buñuel

A lieu actuellement à la cinémathèque de Paris, et ce jusqu'au 2 août, une rétrospective des films du génial cinéaste aragonais. Parallèlement, trois de ses films (L'ange exterminateur, Viridiana et Simon du désert) sont ressortis sur les écrans. Belle occasion pour se replonger dans l'œuvre de celui qui fut un des cinéastes les plus créatifs du XXème siècle (on trouve également en dvd l'essentiel de sa filmographie).
Quel était le rapport de Buñuel avec les toros? Sans doute assez distant. On peut penser que le côté "Espagne de pandereta" que la corrida porte inévitablement en elle devait l'horripiler grandement. La tauromachie est, en tout cas, assez peu présente dans son œuvre et dans ses propos. Il n'en dit quasiment rien dans son livre de souvenirs Mon dernier soupir. Lorsqu'il en parle, c'est toujours indirectement, en rapport avec ses amis : il fut très lié avec Federico Garcia Lorca, avec José Bergamin et connut également Luis Miguel Dominguin, en particulier lorsqu'il fit tourner, dans Cela s'appelle l'aurore, la très belle Lucia Bose, alors jeune épouse du torero.
Il y a pourtant une importante séquence taurine dans La fièvre monte à El Pao, film mexicain de 1959 avec Gérard Philipe. On y voit une longue scène de corrida au cours de laquelle est combattu - si ma mémoire est bonne - un toro lucero (un Barcial?). Le procédé est un peu lourd (défaut rare chez Buñuel) mais ne manque pas d'intérêt pour l'aficionado. Joseph Losey, dans L'assassinat de Trotsky, utilisera d'une manière identique la métaphore taurine.
Au début de Los Olvidados, les enfants jouent à la corrida dans un terrain vague de leur quartier misérable.



Dans La vie criminelle d'Archibald de la Cruz (Ensayo de un crimen), c'est le simple portrait d'un torero, au-dessus d'une paire de banderilles, qui évoque le thème taurin. Nous sommes dans l'appartement d'une coquette et Archibald l'interroge :
- Quien es este torero?
- Mejillo, me brindó un toro que le mató de una cornada en la boca.

Enfin dans Cet obscur objet du désir, son dernier film (1977), un passager, dans le compartiment d'un train, tente d'engager la conversation avec un nain qui vient de prendre place :
- Est-ce que vous n'étiez pas à la corrida dimanche?
- Si, impossible de me confondre avec un autre.

Je n'ai pas souvenir d'autres références taurines dans l'œuvre de Luis Buñuel, mais certaines ont pu m'échapper. Si d'éventuels lecteurs sont plus perspicaces...


4 commentaires:

laaldeadetauro a dit…

No escribo su lengua y poco entiendo en su lectura -me avergüenza decirlo- pero veo que se recuerda una escena de "Ensayo de un Crimen" de Luis Buñuel.

El personaje de Archibaldo de la Cruz fue realizado por Ernesto Alonso, hermano de Alfonso Ramírez, Calesero, torero de Aguascalientes, llamado "El Poeta del Toreo", creador de varias suertes con la capa.

Saludos desde Aguascalientes, México.

Xavier González Fisher

velonero a dit…

Xavier gracias por tu mensaje.
Calesero toreó (con arte) en Francia en el ano 1946.

laaldeadetauro a dit…

Si mal no recuerdo, una de las tardes fue en Bayona, con Luis Procuna y la alternativa de Ricardo Balderas, hoy Juez de Plaza (Presidente) de la Plaza México. Saludos.

velonero a dit…

Toreó tambien el 15 de septembre en Bordeaux con Fermin Rivera y Manuel Gutierrez "Espartero de Mexico", toros de Pouly y el 6 de octubre en Béziers con el mismo cartel.
En esta época la frontera con España estaba aún cerrada lo que explica la importancia de los toreros mexicanos en Francia.
Saludos