lundi 8 juillet 2024

Céret 2024 : corrida du dimanche

 


Enfin une belle lumière ! 
Chaleur et nuages avec de belles apparitions du soleil. 
Arènes combles... Une apothéose? 
La musique du paseo de Pascal Comelade qui vous tord les tripes dans le contexte pour lequel elle a été créée. 
C'est parti! 
Le premier bien présenté comme d'ailleurs tous ses frères. 
Mais rarissime chez Escolar je lui ai trouvé ( ça n'engage que moi) un fond de mansedumbre qu'on ne voit jamais chez les pensionnaires de Lanzahita! 
Robleño n'en a cure et torée prudemment... Très prudemment. Silence. 
Sergio Flores lui aussi est prudent avec le deuxième, un vrai escolar qui fera tomber la seule oreille de la tarde dans les mains du Mexicain et sera chaudement applaudi à l'arrastre. 
À partir de là on ne verra plus que des vrais toros d'escolar ...  Mais plus de toreros. 
Entre vice et vermine il n'y a que profil bas à faire et même Gomez del Pilar rongé par le feu de l'envie qui le caractérise fait ici le dos rond! 
Mais on ne s'ennuie pas vu que le danger est toujours là qui rôde avec les Escolar. Un banderillero de gdp en fait les frais encorné aux fesses, le sang coule fort et ça calme tout le monde. Y compris le toreo de Gomez qui ne sait plus où il habite. 
Tout ceci nous emmène au sixième où un événement vient semer le trouble... Il est 20h et les portables se mettent à bruisser de partout, et quasi instantanément les réactions prennent le pas sur tout le reste ... En tout cas dans mon quartier : incrédulité, satisfaction, insatisfaction, heureusement qu'il y a des Espagnols pour faire la claque parce que la France a autre chose à penser! 
Lorsque je refais le focus sur le ruedo... Vision d'apocalypse!! Le bateau ivre!!! Des banderilleros de toutes les cuadrillas squattent le sable. Pourquoi ? Je ne comprends pas, j'ai perdu le fil. Les hommes de Gomez del Pilar plantent des banderilles une à une, d'autres s'agitent comme des poulets sans tête... On est chez Fellini! 
Le bicho me semble infumable et gdp est de mon avis puisque, à l'image de Morante, même pas deux passes et il va chercher l'épée de mort... Bronca. 
J'ai bien aimé cette corrida : on se serait  cru dans un théâtre au temps du grand William où ça brassait plus dans le public que sur le plateau. 
Rien que pour ce souvenir je serai dûment présent l'an prochain. 
Viva Céret!!!! 
 
                                              Christian



5 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonsoir,
Il a l'oeil Christian, même si je ne partage pas votre avis sur la corrida de Sobral car j'ai vu des toros nobles mais surtout braves et encastés. Il y eut 20 piques, et de belles. Trois toros sont allés au cheval avec allégria et pleine bille.
Votre réserve vient peut-être du fait que les toreros se sont montrés en-dessous de ce beau cheptel (en particulier Castaño et la déception de Castilla).
Les Escolar m'ont plutôt déçu, ainsi que Robleño. Je pense que le dernier était totalement intoréable et les sifflets imbéciles.
Et toujours ce petit pincement au moment de quitter Céret.
Beñat

christian a dit…

j'ai écris le billet juste après la corrida de sobral et je n'aurais pas du l'écrire ainsi " à chaud" puisque , la nuit portant conseil, à mon réveil je me suis dit qu'ils n'étaient pas si mal avec leur fond de caste qui les rendirent au final pas si inintéressants.
vous faites bien de tempérer mon propos.
toujours cette impulsivité qui, malgré les années, me joue encore quelques tours

Anonyme a dit…

Cher Christian, vous n'avez pas à vous excuser et de mon côté je connais aussi cette impulsivité...malgré mon âge et nous avons le droit d'être en désaccord.
Pour revenir à cette caste des Sobral, je pense que le 6° en fut la démonstration car s'il est resté debout (malgré un gros choc contre un burladero qui le fit vaciller, puis une vuelta de campana) je pense que c'est grâce à cette caste qu'il contenait dans ses tripes.

En sortant de cette corrida je me disais que les vedettes de l'escalafon pourraient et devraient prendre plus souvent ce genre de toros plutôt que les limaces de La Quinta que tout le monde (et surtout les organisateurs), veulent nous vendre comme des toros pour toristes.

Beñat

christian a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
christian a dit…

En cette temporada ,desormais bien entamée, ce n'est pas tant les toreros et leur snobisme teinté de prudence qui m'interpelle mais plutot l'indigence crasse des ganaderias!
Si je vois 5 toros de vraiment bons cette saison je serais content.
Que le mundillo ne change rien et je promet l'abime avant 10 ans..