mercredi 22 novembre 2017

Bilan 2017

   Ma corrida rêvée

                  6 toros de Victorino MARTIN 6
        Juan BAUTISTA - Paco UREÑA - Emilio DE JUSTO


   Cette temporada 2017 restera marquée par le drame qui vit, le 17 juin, dans les arènes de d'Aire-sur-l'Adour, le toro Provechito de Baltasar Iban mettre brutalement fin à la vie d'Ivan Fandiño. Ce fut un véritable traumatisme pour tous les aficionados, particulièrement dans le Sud-ouest où le maestro d'Orduña, par son comportement toujours admirable, avait emporté l'adhésion de tous.



   Quelle trajectoire extraordinaire que celle de Victorino Martin depuis le rachat en 1960 avec son frère Adolfo des reliques d'une ganaderia à l'origine prestigieuse mais qui n'était plus alors que l'ombre d'elle-même! Aujourd'hui Victorino fils se retrouve à la tête de l'élevage le plus régulier, le plus encasté et le mieux géré d'Espagne. On ne peut que souhaiter au fils d'être à la hauteur du père.
   Un fils qui est en train de se hausser au niveau de son père c'est Alvaro Domecq Romero dont les toros ont fait preuve au cours de cette temporada de la meilleure caste des Torrestrella des grandes années. Le retour de l'élevage au premier plan, s'il se confirme, serait une bonne nouvelle pour l'aficion.
   Du côté des toreros, les bonnes nouvelles c'est l'apparition ou la confirmation d'un nombre élevé de matadors dont la sincérité et l'entrega permet de donner de l'intérêt à de nombreux cartels. Derrière Paco Ureña et Emilio de Justo il faut citer Manolo Vanegas (d'une maitrise surprenante pour un toricantano), Tomas Campos, Octavio Chacon (remarquable à Vic et à Céret), Roman, Fortes, Alberto Lamelas, Javier Cortes, Thomas Joubert, Juan Leal (impressionnant devant les Miura de Bilbao), Gonzalo Caballero.
   Bien que la chose soit rare il arrive parfois que le rêve devienne réalité : c'est arrivé plusieurs fois cette année lorsque Juan Bautista a toréé. Pour les avoir vécues, je n'hésiterai pas à dire que les tardes de Mont de Marsan et de Logroño furent de celles où l'harmonie du toreo de l'Arlésien "a réjoui la face grave de la géométrie".

Bilan 2016


2 commentaires:

Rafael a dit…

Le retour des Torrestrella au tout premier plan est une excellente nouvelle pour l'Aficion. Les sorties de Séville et surtout Bilbao, fortement encasté cette dernière, ont confirmés le retour sur le devant de la scène des pupilles de la finca de Los Alburejos.
N'oublions pas Pedraza de Yeltes dont les corridas de Arles et Dax ont marquées les esprits.Nous surveillerons en 2018 le comportement des Pedraza dans le grand ruedo Madrilène de Las Ventas après le petit Pétard de 2016 dans ces mêmes arènes.
En dehors de Juan Bautista et Emilio de Justo, Un autre torero m'a personnellement marqué cette temporada , certes à un degré moindre que les deux précédents , Daniel Luque n'a pas laissé insensibles les Aficionados présents à Dax lors de l'importante course de Pedraza de Yeltes.Oui il parait que le garçon est ingérable, capricieux...mais la bonne nouvelle c'est qu'il a choisi Roberto Piles pour s'occuper de lui l'an prochain, et je mettrai bien un petit billet sur les deux pour la prochaine temporada,Roberto en a vu d'autres et n'oublions pas que Daniel Luque est certainement l'un des toreros les plus doué de sa génération...Première réponse le 17 février prochain à Madrid Vistalegre avec les toros de Victorino et Emilio de Justo...cartel très intéressant !
Antonio Ferrera nous a sorti une temporada magnifique. Il a franchi les 4 hors catégorie (Séville-Madrid-Pamplona-Bilbao) avec deux moments très forts, Séville avec les Victorino et Bilbao pour la corrida de Torrestrella. Fantastique les deux actuations de Ferrera...malheureusement lors de ces deux sorties Bayonnaise et Dacquoise on y a vu le Antonio truqueur, détestable...il fut insupportable pour tous. Dommage pour nous.
Mon Cartel: 3 Victorino et 3 Torrestrella ( défi ganadéria ) pour Antonio Ferrera-Emilio de Justo-Daniel Luque

velonero a dit…

Hola Rafael, le retour de Daniel Luque au premier plan? Pourquoi pas, il y a sans doute une place pour lui. Mais voici ce qu'écrivait de lui Zabala de la Serna en 2014 "Daniel Luque es un torero fusión, en el que caben mil estilos y todavía no sabe cual es el suyo." Bien vu non? En tout cas il y a de la matière. Personnellement ce que je lui reprocherais c'est d'être l'inventeur de la laide et vulgaire luquesina, hélas trop souvent reprise par d'autres, Juan Bautista notamment.