jeudi 25 août 2011

Dur d'être un Miura...

Si vous pesez moins de 600 kg, on vous dit petit et fuera de tipo.
Si vous êtes brave et noble, le chœur des toristas éplorés déclame que décidément les miuras ne sont plus ce qu'ils étaient.
Si vous êtes un vrai fils de pute et sautez au cou du cheval  et au ventre du matador, le chœur des vierges toreristas vous traite de morucho.
Mais tout le monde se met d'accord, avec raison, lorsque vous êtes invalide pour vous juger inapte au combat de l'arène.

Pour le retour des Miura à Bilbao, après presque une décennie d'absence, j'ai vu (par l'intermédiaire du petit écran) quelques très beaux toros (le 1 sardo de 549 kg, le 3 cárdeno de 535 kg), un toro brave et exigeant (le 1), deux fils de pute (le 4 et le 5). Ce qui fait trois toros intéressants (une bonne moyenne), mais, hélas, pas de toro complet et surtout deux toros invalides qu'il fallut renvoyer au corral. Chez Miura un problème récurrent qui n'a toujours pas trouvé de solution.

... Mais c'est encore plus dur d'être un matador de Miura. Les trois du jour se firent violemment prendre, heureusement sans conséquence grave. Juan José Padilla lors de l'estocade au 4 qui lui mit la corne dans le ventre. Rafaelillo sur un extraño du 5, au cours d'une faena héroïque. Raul Velasco par le 3 dès son troisième doblon. Honneur à eux qui se montrèrent courageux et professionnels.

2 commentaires:

El Bison Futé a dit…

Ca fait bien longtemps que la légende noire des Miuras s'est éclaircie...élevage à la dérive (pour l'instant) et qui ne remplit plus les arènes

el Chulo a dit…

toujours à "donf" comme dit mathilde, velonero!