dimanche 21 octobre 2012

En relisant Claude Popelin (3)

Hemingway, Ernest (1898 - 1961)  Le célèbre auteur américain, prix Nobel de littérature, aura été aussi un très grand aficionado. [...]  Il découvrit, à fréquenter le milieu des toreros, un plaisir jamais démenti et qui lui valut de rassembler des notations d'une grande richesse, avec lesquelles il composa son Mort dans l'après-midi, sans aucun doute le meilleur ouvrage d'initiation à la corrida, paradoxalement dû à une plume américaine.


Paradoxe apparent uniquement car on peut penser que c'est sa condition d'étranger qui lui a permis d'avoir un regard décalé sur la corrida en même temps qu'elle l'obligeait à un effort considérable pour mieux en pénétrer les arcanes.




Quelques citations de Mort dans l'après-midi


dimanche 14 octobre 2012

Juli au pied du mur?

El Juli semble mal dans sa peau de torero. Certes il triomphe un peu partout - encore que son mois de septembre ait été très médiocre - mais ses dernières déclarations montrent qu'il supporte mal les échecs. Sa volonté de puissance, sans doute mal orientée par ses conseillers (on attendait mieux d'un type comme Roberto Dominguez), l'a conduit ces derniers temps à de graves errements. Partout où il torée, il impose les toros les plus petits, les moins armés, les plus décastés. En outre, en période de crise économique extrêmement grave qui touche de plein fouet le peuple espagnol, il a mené, avec le défunt G10, un combat indécent pour la revalorisation des cachets et des droits télévisuels des figures.
Sur le sable de l'arène son plus grand problème ne vient certes pas des toritos qu'il affronte mais plutôt de ses compañeros. Il en est toujours un plus artiste (Morante), plus élégant (José Maria Manzanares), plus sincère et plus pur (José Tomas), plus valeureux (tous ceux qui affrontent les toros dont il ne veut pas). Ça fait mal.
Pour l'instant, sa tentative d'affronter des encastes variés s'est soldée par un échec. Blessure face à un Salvador Guardiola à Madrid, échec face aux Miura à Valence. Si sa volonté de lidier des Santa Coloma a connu quelques succés épars (très grande tarde face aux San Martin à Mont de Marsan) elle n'a abouti à rien de bien probant si ce n'est, effet pervers déplorable, à inciter le señor Conradi à réduire la caste de ses La Quinta. Enfin, il n'a pas vu la couleur d'un toro de Victorino Martin depuis 2006.
On le voit, El Juli a encore beaucoup à prouver.
Bornera-t-il ses ambitions à la médiocrité triomphante de ces dernières temporadas?
Est-il capable d'affronter des toros plus encastés?
... La réponse en 2013?

mercredi 3 octobre 2012

Vincent MUIRAS champion de France des écarteurs!


Qui aurait pensé que derrière ce trophée tant convoité pût un jour se trouver la bonne bouille de Vincent Muiras? Et pourtant, en ce dimanche 30 septembre, dans les arènes d'Aire sur Adour, il a conquis de haute lutte et sans une once de contestation le titre de champion de France à l'issue d'un concours comme on les aime c'est à dire avec une dernière partie pleine de rebondissements.
L'écarteur de Mimbaste n'est pas, on le sait, un styliste et, jusqu'à ce jour, il ne passait pas non plus pour être fin stratège. Mais, à regarder de près sa carrière, on s'aperçoit que, depuis six ans, il a participé à tous les championnats de France et a été souvent présent dans les principaux concours. Il a donc accumulé une expérience qui lui a permis, ce jour, de rester en embuscade jusqu'à la sortie d'Ibaneza et, tel le loup sortant des bois, de donner à la corne d'or deux intérieurs magnifiques dont un en sortie de loge. Exploit parfait qui lui permettait de remporter le titre au grand dam de Mathieu Noguès, alors en tête et pris sèchement par la même Ibaneza sur l'intérieur de la dernière chance. Gaëtan Labaste avait quant à lui dominé les débats durant les deux-tiers de la course avant de perdre ses chances à la suite de deux dures tumades sur des tentatives d'intérieur.
Au final la joie communicative du champion faisait plaisir à voir.

Les résultats :
1- Vincent MUIRAS  156 p
2- Mathieu NOGUES  150 p
3- Loïc LAPOUDGE  139,75 p
4- Gaëtan LABASTE  137,75 p
5- Ludovic LAHITTE  130 p
6- Alexandre DUTHEN  125 p

Chez les sauteurs :
1- Louis ANSOLABEHERE  74,50 p
2- Fabien NAPIAS   70 p
3- Guillaume VERGONZEANNE  68.50 p
4- Dominique LARIE  64.50 p
 
La présence de Naranka (Deyris) a considérablement renouvelé l'intérêt du concours de saut qui atteint avec elle une grande intensité. Aujourd'hui, seul Ansolabéhère réussit à la passer à pied joints.




photos Velonero
la dernière, intérieur de V. Muiras à Anoëta de Deyris