mercredi 20 avril 2011

Les Juan Pedro Domecq

Juan Pedro Domecq y Nuñez de Villavicencio 1930-1937
Il achète le prestigieux élevage de Veragua en 1930. Quelques mois plus tard , il achète aussi vaches et sementals au conde de la Corte.

Juan Pedro Domecq Diez 1937-1975
Fils aîné, il hérite du fer et d’une partie du troupeau. Il intègre à la ganaderia une partie de celle de Mora Figueroa d’origine Garcia Pedrajas ainsi que de nouvelles vaches et des sementals du conde de la Corte.
Deux de ses frères créent leur propre élevage :
- Salvador Domecq Diez
- Alvaro Domecq Diez (Torrestrella)

Juan Pedro Domecq Solis 1975-2011
Fils aîné, il garde le nom et le fer originel, le bétail est partagé avec deux de ses frères qui créent leur propre élevage.
- Borja Domecq Solis (Jandilla)
- Fernando Domecq Solis (Zalduendo)

Juan Pedro Domecq Morenes 2011
Fils aîné, il est désormais héritier avec ses deux sœurs Teresa et Isabel (Fernando, son frère cadet est décédé en 2007).

mardi 19 avril 2011

La dernière corrida de Juan Pedro Domecq

Si la corrida anodine et ennuyeuse donnée le dimanche 17 avril à Saragosse mérite qu'on en parle c'est en raison de l'accident tragique qui a coûté la vie à Juan Pedro Domecq. Elle restera en effet comme la dernière corrida de l'un de ses fers (en l'occurrence celui de Parladé) qu'il aura préparée et à laquelle il aura assisté. Car le lendemain, après son retour de Saragosse, le célèbre éleveur a trouvé la mort lorsque son véhicule a percuté un camion alors qu'il était à quelques kilomètres de son domicile. Tragique destin pour le ganadero passionné qui avait encore de nombreux défis à relever en particulier celui de sortir l'élevage qui porte son nom de la médiocrité dans laquelle ses conceptions controversées l'avaient laissé s'enfoncer.


Les toros du fer de Parladé courus dans le coso aragonais furent, je pense, assez révélateurs de la problématique actuelle des toros de la casa Domecq.

A savoir trois toros sans rien qui dépasse, surtout ne molester personne et ne pas réveiller les spectateurs qui font la sieste. Pour les toreros pas de triomphe possible mais pas d'échec non plus. Les figures adorent car des comme ça on peut en tuer des centaines dans la temporada sans mouiller la chemise ni salir le costume.

Mais trois autres toros (les 2, 3 et 6) avec du caractère, que l'on pourrait se risquer à appeler caste bien que Juan Pedro n'aimât point ce mot qui fait si peur aux coletudos. Des toros à qui il fallait s'imposer si l'on voulait connaître le succès. Des toros qui, en fin de compte, ont remis les toreros à leur place. Car aussi bien Morenito de Aranda que Daniel Luque, même s'ils se montrèrent désireux de bien faire et eurent quelques bons moments, ne purent et ne surent se hisser à la hauteur de leurs adversaires. L'un ne paraît pas avoir les moyens de sortir du monton, l'autre risque bien d'y retourner rapidement.


Et pour Juan Pedro Domecq une dernière vision, celle de Cupletisto, un toro qui va a mas au point de mettre en difficulté un torero médiocre, mais qui en d'autres mains aurait sans doute permis le triomphe. Peut-être le toro qu'il cherchait...




photo EFE


Sur Juan Pedro Domecq dans L'œil contraire : 1 - 2

lundi 18 avril 2011

Corrida concours à Zaragoza : un bon toro, deux excellents picadors et un lidiador

Peu de monde.

Concha y Sierra
Magnifique negro salpicado mais de nulle bravoure. Cherche à sauter la barrière, 4 picotazos pris en manso, faible de pattes.

Felipe Bartolomé
Gargantillo est un magnifique cárdeno cinqueño bien fait, harmonieux, bien armé, donnant une impression de sérieux malgré ses 480 kg. Un toro con trapío. Le tercio de pique est enthousiasmant : 5 fois Gargantillo s'élancera contre le picador. Il a sa distance, même placé loin du piquero il se rapproche à petit pas avant de partir à l'assaut. Il a aussi son style, ses poussées sont brèves mais franches et violentes. Romualdo Almodovar se montre excellent cavalier et pique parfaitement (grande ovation). A la muleta, le buendía, s'il a perdu de son alegria, montre néanmoins une grande noblesse en particulier sur la corne gauche avec une charge longue et pastueña que Serafin Marin exploite dans deux excellentes séries de naturelles (oreille pour le Catalan et vuelta al ruedo pour le toro). Quelle surprise et quelle joie de voir sortir d'un élevage quasiment absent des ruedos depuis 20 ans un toro qui exprime si parfaitement les qualités de la caste Santa Coloma!

Juan Luis Fraile
Sortijero cumule les handicaps : il n'est pas beau, il sort après un excellent toro, il affronte un matador médiocre (Serranito) et un picador pire encore qui le saigne dans une première puya assassine. Dès lors le toro ne peut plus être jugé; il se montrera, malgré le traitement reçu, encasté au dernier tiers.

Adolfo Martin
Classique alimaña de la casa, armure aparatosa, 4 piques prises avec distraction, puis intraitable sur les deux bords malgré l'engagement sincère et l'oficio de Javier Castaño.

Adelaida Rodriguez

Le représentant de l'encaste Lisardo Sanchez/Atanasio Fernandez occasionnera le second grand moment de cette corrida grâce à un tercio de vara exceptionnel. 5 piques prises de plus en plus loin (les deux dernières quasiment de l'autre extrémité du ruedo) et en allant a mas. Manuel Molina pique excellemment et dans le morillo et Serafin Marin assure les mises en suerte avec élégance et maestria. Hélas, avec ses 580 kg, Garboso possède un corps d'obèse plus que d'athlète, il s'affalera en début de faena pour ne se relever qu'avec difficulté et perdre toute chance de disputer le prix au Felipe Bartolomé.

La Reina (José Miguel Arroyo "Joselito")
Le domecq manque de fixité dans les trois piques qu'il reçoit mais il fait preuve au dernier tiers d'une noblesse codiciosa qui met en déroute le modeste torero local Serranito, appelé en remplacement du non moins modeste et local Alberto Alvarez, blessé en s'entraînant (mala suerte para todos!).


Précisons qu' à partir de la quatrième pique la puya de tentar a été utilisée et que chaque ganadero, présent dans le callejon, peut diriger la suerte de varas en communiquant avec les toreros.


prix au toro le plus brave : Gargantillo de Felipe Bartolomé
prix au meilleur picador : Romualdo Almodovar
prix au meilleur lidiador : Serafín Marin



Gargantillo de Felipe Bartolomé

samedi 9 avril 2011

Cartels Madeleine 2011 : encéphalogramme plat

Vendredi 15 juillet
Domingo Hernandez "Garcigrande"
El Juli - Daniel Luque - Thomas Dufau (Alt.)

Samedi 16 juillet
Nuñez del Cuvillo
El Cid - Sébastien Castella - Alejandro Talavante

Dimanche 17 juillet
Margé
El Fundi - Sébastien Castella - Matias Tejela

Lundi 18 juillet
matin nov. Enrique Ponce
Mathieu Guillon - David Galvan

Samuel Flores
Enrique Ponce - Juan Bautista - Alberto Aguilar

Mardi 19 juillet
La Quinta
Curro Diaz - El Juli - Thomas Dufau



Il n'aura donc fallu à Simon Casas que trois ans pour éradiquer toute corrida torista de Mont de Marsan! Voici les cartels les plus laids, les plus conformistes, les plus inodores, incolores et sans saveur jamais vus au Moun. On imagine déja, avec la nausée qui monte, le nombre de derechazos, de cambiadas, de passes citées avec le cul qu'il va falloir avaler pendant ces cinq jours. Et même pas Manzanares, même pas Morante pour nous donner un peu d'espoir! En faisant un gros effort d'optimisme peut-être la corrida de Samuel Flores... ou un miracle le dernier jour avec des La Quinta con casta.
En perspective, beaucoup d'oreilles ça oui! mais de toreo peu... et de la part de l'empresa beaucoup de mépris pour le public montois.




Thomas Dufau l'an dernier face à un novillo d'El Torreon (photo velonero)