vendredi 21 décembre 2007

Quelques photos de la temporada 2007

Aviso : le flou de certaines photos n'est ni artistique ni volontaire.


Torería

Fernando Cruz à La Brède



César Rincón à Dax



Tercio de piques à Vic-Fezensac




Lignes

parallèles : volapié de Rubén Pinar à un novillo de Coquilla de Sanchez Arjona, Mont de Marsan


perpendiculaires : El Santo, novillo de Coquilla de Sanchez Arjona à Mont de Marsan












mardi 11 décembre 2007

Philosophie de la corrida de Francis Wolff (3) - citations

De nos devoirs vis-à-vis des animaux en général et des taureaux de combat en particulier

"Les devoirs que nous avons vis-à-vis des autres espèces, mêmes les plus proches de nous, sont subordonnés à ceux que nous avons vis-à-vis des autres hommes, mêmes les plus lointains. Il faut toujours et inconditionnellement sauver l'enfant inconnu contre l'animal familier." (p 46)

"Le combat de l'arène a beau être fondamentalement inégal, il est foncièrement loyal. Le taureau n'est pas traité comme une bête malfaisante qu'on peut exterminer ni comme le bouc émissaire qu'on doit sacrifier, mais comme une espèce combattante qu'on doit affronter. Il faut donc que ce soit dans le respect de ses armes naturelles. Physiquement, les forces du taureau ne doivent pas avoir été diminuées artificiellement ni ses cornes rognées. Moralement, l'homme doit feinter le taureau, mais de face, jamais de dos, en se laissant toujours ''voir'' le plus possible, en se plaçant délibérément sur la ligne de sa charge naturelle -c'est ce qu'on appelle ''charger la suerte''." (p 48)

"Toute tauromachie repose sur la bravura, la furor latine, qui se manifeste par l'attaque spontanée, immédiate, violente, répétée, du taureau sur sa proie, en particulier dès qu'il se trouve dans un espace clos dont le prototype est le rond de l'arène. Et toute l'éthique tauromachique consiste à permettre à cette charge violente du taureau, à cette force active, à cette ''nature'' de se manifester. La corrida ne consiste pas à abattre une bête. C'est tout le contraire. La corrida, comme son nom l'indique (corrida=course), consiste à laisser le taureau courir, attaquer, combattre. La corrida n'aurait ni intérêt, ni sens, ni valeur, si le taureau n'était pas supposé naturellement combatif. Affronter un animal désarmé, inoffensif ou passif, ce serait de l'abattage. L'éthique animalière de la corrida consiste à permettre à la nature du taureau de s'exprimer. Doublement, dans sa vie et dans sa mort." (p 73)

"L'aficionado va certes aux arènes pour voir des toreros s'exprimer face aux taureaux, mais aussi, et souvent d'abord, pour voir des taureaux s'exprimer dans leur combat." (p 74)

"Un des spectacles les plus sublimes est celui d'un taureau arrêté loin du picador immobile, fixant la masse indistincte du cavalier monté sur son cheval protégé, et s'élançant à l'assaut de cette forteresse pour la renverser." (p 75)

"Le taureau réalise son plus grand bien en vivant librement et en mourant au combat : il réalise ainsi toute sa nature." (p 91)

"Qui aime la corrida aime forcément les taureaux. Il se rêve sûrement lui-même en taureau -il n'y a guère d'exception à cette règle. Il se plaît à cette pensée : devenir taureau -à défaut de pouvoir être torero. Il se dit simplement ceci : de toutes les espèces animales que l'homme s'est appropriées pour servir ses fins, de toutes les espèces qui peuplent l'imagination des hommes, un des sorts les plus enviables n'est-il pas celui de cet animal qui vit librement pour mourir en combattant? Comparez!" (p 93)


PS Puisqu'il est question actuellement de la feria de Lima, je signale un très intéressant article de Francis Wolff sur la tauromachie dans la capitale péruvienne publié dans le numéro 1169 de la revue Toros (janvier 1982). J'ignore si un quart de siècle plus tard la place de la corrida est toujours la même mais les spectacles donnés en plaza de Acho sont apparemment toujours aussi décevants.

samedi 8 décembre 2007

Coup de canif dans le dos

Il n'y a quasiment plus de chômage; tous les hère-aimistes ont trouvé un emploi de smicard; grâce au camarade Nicolas S. tous les smicards font des heures supplémentaires pour pouvoir s'acheter, un jour, ce qu'ils voient à la télé; dans les appartements douillets des cités calmes et tranquilles les jeunes étudient pour devenir médecins, enseignants, ouvriers qualifiés, artistes.
Alors messieurs Jean Pierre Brard, Jean Jacques Candelier et Daniel Paul, députés communistes de Seine Saintdenis, Nord et Seine Maritime
s'ennuient dans la satisfaction de la tâche accomplie. Mais non...il existe encore des peuplades primitives, plus au sud, qu'il faut amener aux bienfaits de la civilisation. Des paillards, des fêtards, des amateurs de corrida sans foi ni loi. C'est un scandale! Enfin une raison d'agir. Il faut changer cela, se disent-ils.
Voilà, c'est un peu triste, probablement sans réelle importance.
Avec même un petit côté suicidaire pour cet ancien grand parti qui compte aujourd'hui son pourcentage d'électeurs sur les doigts d'une seule main et dont l'un des derniers maires d'une commune d'importance est celui... d'Arles, la ville la plus taurine de France.

lundi 3 décembre 2007

Bilan temporada 2007

Fin de temporada oblige, voici mon bilan. Sous forme de corrida de mes rêves. Mon cartel-cumbre de la temporada, celui que je n'ai pas vu mais que j'ai rêvé de voir, tant il est vrai que le propre de l'aficionado est de poursuivre des chimères.

Ma corrida rêvée
6 toros de Victorino Martin 6
Morante de la Puebla
José Tomas
Fernando Cruz



Ce sera donc aussi mon cartel de rêve pour le début de la saison 2008. Cartel ô combien improbable mais possible puisque le retour de Morante est annoncé pour début 2008 à Mexico.

A propos des Victorino Martin, même dans une temporada très moyenne pour cause de dilution à caractère commercial (103 toros lidiés), les pupilles du sorcier de Galapagar restent de loin les toros les plus intéressants de la cabaña brava.